Skip to Navigation

Nouvelle - 25 juin 2009

Les échecs du gouvernement libéral

La session parlementaire à l’Assemblée nationale a pris fin la semaine dernière et l’heure des bilans a sonné. Le Parti Québécois a déposé des projets de loi et tenté de susciter des débats, que les libéraux ont balayés du revers de la main.
L’attitude démagogique des libéraux et du premier ministre lui-même n’a d’égal que leur incorrigible habitude à mentir aux Québécoises et aux Québécois. En fait, il n’était pas nécessaire d’attendre la fin des travaux (...)

La session parlementaire à l’Assemblée nationale a pris fin la semaine dernière et l’heure des bilans a sonné. Le Parti Québécois a déposé des projets de loi et tenté de susciter des débats, que les libéraux ont balayés du revers de la main.

L’attitude démagogique des libéraux et du premier ministre lui-même n’a d’égal que leur incorrigible habitude à mentir aux Québécoises et aux Québécois. En fait, il n’était pas nécessaire d’attendre la fin des travaux parlementaires pour établir que le gouvernement libéral de Jean Charest n’a pas fait de gains pour les Québécoises et les Québécois!

Les échecs des libéraux sont nombreux! En voici une liste non exhaustive…

 

Six mois après les élections générales, le gouvernement de Jean Charest a repris ses bonnes vieilles habitudes… le manque de transparence, les mensonges, l’imposture et l’hypocrisie. Le premier ministre a au moins le devoir de procéder à un remaniement ministériel avant la rentrée parlementaire de septembre pour démontrer sa bonne foi.

« C’est l’illustration parfaite d’un gouvernement tape-à-l’œil qui donne l’impression de bouger, mais qui n’exerce aucun suivi », a dénoncé Pauline Marois. « L’autre cas le plus patent, c’est le Plan Nord. Ce plan n’est que dans la tête du premier ministre. Aussi bien dire qu’il n’existe pas! Pourtant, Jean Charest a fait une élection là-dessus. Un beau cas d’imposture. »

Depuis que les libéraux sont au pouvoir, on attend plus longtemps à l’urgence; le taux de décrochage scolaire a augmenté, on refuse de s’y attaquer avec ardeur et la ministre de l’Éducation est incapable d’admettre qu’il s’agit d’un problème grave; on refuse de se fixer des objectifs et des échéanciers pour régler les 8,8 G$ de contentieux avec Ottawa. « Jean Charest ne se fixe pas d’objectifs et ne risque donc pas de les atteindre, cela doit cesser », a indiqué Pauline Marois.

Cette approche défaitiste de Jean Charest s’applique dans tous les domaines, comme en fait foi la liste d’échecs de son gouvernement. Dans ses relations avec Ottawa, Jean Charest n’agit pas différemment. « En quelques jours, l’Ontario a harmonisé sa taxe de vente avec la TPS et a obtenu 4,3 G$; 19 ans après l’avoir fait, le Québec attend toujours 2,6 G$, et ce, malgré une motion unanime de la Chambre des communes. Faut le faire! Nos travailleurs forestiers ont obtenu des miettes du gouvernement fédéral; pendant ce temps, les travailleurs de l’automobile ont reçu 7,1 G$. Le fédéralisme de correspondance a de graves conséquences pour les Québécois. Quand Jean Charest, comme premier ministre du Québec, va-t-il enlever son costume de Capitaine Canada et obtenir le butin des Québécois? », a vivement dénoncé Pauline Marois.

L’absence d’objectif des libéraux s’accompagne d’un lamentable manque de vision. Pourquoi le premier ministre Jean Charest refuse-t-il toujours de créer un poste de commissaire à l’éthique, tel qu’il s’y était engagé en 2003? Ce commissaire aurait pu accompagner les parlementaires pour la rédaction d’un code d’éthique et de déontologie qui respectent les principes de base en matière d’éthique. Le débat est reporté à l’automne. Autoriser un ministre à posséder une entreprise qui transige avec l’État, comme c’est le cas pour le ministre David Whissell, n’était même pas acceptable du temps de Duplessis…

Ainsi, le bulletin de l’opposition est bien meilleur que celui du gouvernement, qui fait figure de mauvais élève…