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Nouvelle - 16 septembre 2011

Le seul obstacle à la tenue d'une enquête publique, c'est Jean Charest lui-même

Vendredi 16 septembre, Pauline Marois a réagi au rapport de l'Unité anticorruption (UAC).
Voici ce qu'elle a dit.


« La situation est très grave. La corruption s’est installée au cœur de l’État. Le crime organisé, la mafia a infiltré le gouvernement. Ce sont des faits avérés.

Pour démanteler ce système de corruption, pour faire TOUTE la lumière et faire le ménage de fond en comble, il faut absolument tenir une commission d’enquête.

En s’obstinant dans le déni, Jean Charest cherche manifestement à protéger des intérêts qui autrement seraient mis en cause. On va arrêter de se faire des cachettes : il protège le parti libéral.

En protégeant le parti libéral, Jean Charest protège le crime organisé, la mafia.

Je suis profondément dégoûtée par l’attitude du premier ministre.

Si nous étions aux États-Unis, je déposerais une procédure d’impeachment contre le premier ministre et je suis convaincue qu’il serait viré d’ici quelques semaines.

Le problème que nous avons, le seul obstacle à la tenue d’une enquête publique, c’est Jean Charest lui-même. Il doit donc partir. Le départ de Jean Charest est devenu la première condition à un assainissement de l’air ambiant.

Je lance un appel à tous les députés libéraux, qui ont été élu par la population. Je leur demande de se dégager de la camisole de force imposée par Jean Charest. Les députés libéraux doivent cesser d’être complices du premier ministre. Je leur demande d’avoir un sursaut de dignité, d’intégrité et de réclamer, eux aussi, une enquête publique.

En terminant, je tiens à réaffirmer qu’un gouvernement du Parti Québécois déclenchera une enquête publique dans les 100 premiers jours de son mandat.

pouruneenquetepublique.com

Contrairement aux libéraux, nous n’avons absolument rien à cacher. Contrairement à Jean Charest, je n’ai absolument pas peur d’une commission d’enquête. Au contraire, comme 4 Québécois sur 5, je veux que toute la lumière soit faite et qu’on arrête de mettre tous les élus dans le même panier. »

Consultez le rapport de l'Unité anticorruption.

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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