Nouvelle - 12 novembre 2009
Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a rendu public son rapport sur le projet de reconstruction du complexe Turcot cette semaine. La plupart des conclusions du rapport du BAPE confirme la nécessité exprimée par le Parti Québécois depuis des mois de revoir en profondeur le projet de reconstruction du complexe Turcot proposé par le gouvernement.
Le gouvernement a commencé à prendre conscience des limites évidentes de son projet en abandonnant le recours au mode PPP pour la reconstruction du complexe. Maintenant, c’est l’ensemble du projet qui doit être revu en profondeur.
« Par contre, nous émettons de sérieuses réserves quant aux suites qu’entend donner la ministre Boulet à ce projet, car sa réaction est pour le moins inquiétante. Elle dit prendre acte des recommandations du BAPE, soulignant que son ministère travaillera sur des scénarios qui limiteront les expropriations. Nous attendons bien plus que ça. Nous voulons que le projet favorise une réduction de la circulation routière et l’utilisation des modes de transport collectif, qu’il prévoit l’aménagement d’un environnement urbain et humain harmonieux, et ce, dans un véritable souci de développement durable, de protection de la santé et de saines conditions de vie. Il me semble que ce doit être le propre d’un projet du 21e siècle, un projet avec une vision globale et cohérente de ce que nous souhaitons pour le réseau routier de la grande région métropolitaine », a expliqué le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron.
La ministre se cache derrière le rapport du BAPE pour faire planer la menace d’éventuelles hausses des coûts et de nouveaux retards, tout en refusant de revoir en profondeur son projet.
« Si le projet avait été élaboré correctement dès le départ, avec de la vision et dans le respect des préoccupations des divers milieux, nous n’aurions pas perdu de temps et nous n’en serions pas à devoir retourner, encore une fois, à la planche à dessin. La ministre est responsable des conséquences de ses propres décisions ! Espérons qu’elle saura apprendre de ses erreurs pour donner suite comme il se doit aux conclusions du BAPE qui confirment finalement ce qui lui est pourtant décrié depuis longtemps déjà », a conclu Stéphane Bergeron.