Nouvelle - 4 novembre 2009
À l’occasion du dépôt, mercredi matin à l’Assemblée nationale, du rapport de la Commission de la santé et des services sociaux sur l’itinérance au Québec, la députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard, a réitéré la demande du Parti Québécois pour que le gouvernement du Québec se dote d’une politique sur l’itinérance d’ici un an.
« Je veux souligner et saluer la contribution de toutes les personnes qui ont participé aux auditions qui ont eu lieu depuis septembre 2008 à Gatineau, Montréal, Trois-Rivières et Québec. C’est plus de 100 organismes qui ont contribué à ce rapport et aux recommandations pour que le Québec soit plus humain dans la façon d’aborder l’enjeu grandissant de l’itinérance, un phénomène qui n’est pas exclusif à la région métropolitaine », a déclaré Monique Richard.
« De plus, je suis très satisfaite du travail accompli qui s’appuie sur une participation sérieuse et importante des personnes et groupes qui ont accepté notre invitation. J’ai une pensée toute particulière pour les nombreuses personnes qui ont témoigné avec authenticité de leur réalité quotidienne. Cela a permis aux membres de la commission de mener leurs travaux avec beaucoup de rigueur et de proposer des recommandations les plus concrètes possibles afin que la lutte à l’itinérance débute aujourd’hui même », a ajouté Mme Richard.
La députée est toutefois déçue que la majorité libérale ait décliné l’idée de doter le Québec d’une politique en itinérance d’ici un an. « Encore aujourd’hui, des milliers de personnes sont itinérantes ou sont à risque de le devenir. La demande d’une politique sur l’itinérance est d’autant plus justifiée et nécessaire. Nous ne comprenons pas pourquoi les députés libéraux ont refusé de fixer un échéancier afin de doter le Québec d’une telle politique. Nous serons vigilants maintenant pour que le gouvernement libéral agisse concrètement avec les recommandations qu’il a entre les mains et nous insisterons de nouveau pour que la politique sur l’itinérance soit réalité d’ici un an », a conclu Monique Richard.