Nouvelle - 20 janvier 2010
Le lieutenant-gouverneur du Québec, Pierre Duchesne, refuse de se présenter devant la commission des affaires publiques de l’Assemblée nationale afin de rendre compte de ses dépenses. Le budget alloué à cette institution désuète a dépassé cette année les 710 000 $ - pour 2010 seulement ! Cette somme faramineuse provient bien sûr des fonds publics. Pour le Parti Québécois, tant que la royauté sera la chef de notre État, ses valets devront se présenter devant l’Assemblée du peuple pour rendre des comptes. L’inverse est tout simplement inacceptable.
En entrevue à Bouchard en parle sur les ondes du FM93,3 à Québec, Agnès Maltais souligne le paradoxe que le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, a été secrétaire général de l’Assemblée nationale, gardien des lois de l’Assemblée nationale et des privilèges des députés, alors qu’il expliquait que l’Assemblée nationale a le droit de demander des comptes à toute personne physique ou morale au Québec...
La différence est telle entre le Québec et le reste du Canada que tous les autres lieutenants-gouverneurs semblent plutôt se scandaliser de la demande elle-même, anticonformiste et « déplacée ». Même le gouvernement du Canada est trop frileux pour aller de l’avant avec une telle approche. Voilà ce qu’affirmait en somme la député de Taschereau en entrevue au Show du matin sur les ondes de CHOI Radio X, jeudi 20 février.
« Sens du devoir, partage, sobriété sont les mots d’ordre qui me guideront tout au long de mon mandat » avaient pourtant été les mots de Pierre Duchesne lors de son installation le 7 juin 2007...
Bien sûr, faire la souveraineté du Québec nous libérerait de cette institution d’une autre époque, coûteuse et inutile. Mais à l’heure des déséquilibres budgétaires et du contexte économique, ainsi qu’en considérant l’état des finances publiques, réclamer des comptes est la moindre des choses.