Nouvelle - 20 avril 2010
Le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de jeunesse et d’affaires étudiantes, Yves-François Blanchet, dénonce la décision du Parti libéral de multiplier et de déréglementer les frais de scolarité universitaires. Il accuse les libéraux de manœuvrer en faisant adopter la mesure par le Conseil général du PLQ alors que le discours du budget prévoyait plutôt une consultation. « Elle servira à quoi la consultation de la ministre Courchesne si la décision est déjà prise ? La seule certitude qu’on peut avoir avec le gouvernement libéral, c’est que les étudiants et les jeunes vont ramasser la facture », s’est indigné M. Blanchet.
Le député de Drummond estime que la proposition, adoptée en douce, est irresponsable et qu’elle est nuisible à l’économie québécoise. « Le défi démographique du Québec est loin d’être résolu, nous aurons besoin d’une main-d’œuvre qualifiée, générant de hauts revenus. Voilà pourquoi il est contradictoire d’accabler davantage la classe moyenne avec cette décision irresponsable. En restreignant l’accès à l’université par une hausse des droits de scolarité en moyenne de 250 %, le gouvernement Charest nuira à nos jeunes », a-t-il ajouté.
Il est inconcevable qu’au moment où le Québec aura besoin d’un maximum de jeunes avec un maximum de diplômes et un maximum de revenus, le gouvernement libéral coupe l’accès aux formations les plus coûteuses et les réserve aux riches qui pourront se les payer. « La logique libérale est tordue : les diplômes pas cher pour les pauvres, les diplômes de haut niveau pour les riches… Ce n’est pas de cette façon qu’on va trouver les médecins et les ingénieurs dont les régions du Québec ont besoin », a illustré M. Blanchet, faisant valoir que le Québec moderne s’est développé en favorisant la mobilité sociale des francophones et des moins nantis notamment par l’accessibilité à un enseignement supérieur de qualité.
L’esquive de l’aide financière aux études Yves-François Blanchet dénonce le discours libéral qui laisse entendre que le Programme d’aide financière aux études va compenser pour les hausses. « C’est faux ! Les jeunes issus de la classe moyenne vont écoper parce qu’eux, en général, n’ont pas accès aux prêts et bourses. Et pour ceux qui y sont admissibles, l’impact d’un endettement de plusieurs dizaines de milliers de dollars sera considérable. Comment fonder une famille et s’acheter un toit s’ils ont une dette étudiante de 50 000 $ en débutant leur vie professionnelle ? », se demande le député.
Un contrat social est nécessaire Le Parti Québécois maintient la nécessité que le gouvernement convienne d’un contrat social avant d’aller de l’avant avec une hausse des droits de scolarité. « Il nous faut un vrai sommet, là où les décisions seront prises et endossées par toutes les personnes concernées telles que le gouvernement, les universités, les enseignants et les étudiants. Il faut que tout le monde soit autour de la table pour définir la meilleure formule et non prendre les décisions et ensuite consulter, comme le gouvernement de Jean Charest semble encore vouloir le faire », a conclu Yves-François Blanchet.