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Nouvelle - 23 février 2010

Le CNJPQ en a ras-le-bol du pelletage dans la cour des jeunes

À la sortie de la conférence de presse qui soulève déjà les passions, le comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) dénonce l’iniquité intergénérationnelle que provoquerait le déplafonnement des droits de scolarité proposé.

 

Surendetter les jeunes ménages

« Dans un contexte de déficit démographique, d’augmentation galopante des déficits publics, d’explosion des coûts de santé et de la future incapacité de payer de la Régie des rentes du Québec, les jeunes sont inquiets. Seront-ils capables de payer ? », se questionne Alexandre Thériault-Marois, président du CNJPQ.

Les mesures préconisées par Robert Lacroix, entre autres, auront pour effet de dissuader les étudiants des milieux défavorisés à poursuivre des études supérieures comme on l’observe déjà. Les étudiants de la classe moyenne qui poursuivent leurs études verront également leur endettement augmenter. « S’ajoutant à la hausse de la responsabilité fiscale de la génération montante, l’endettement étudiant accentue le surendettement des jeunes ménages québécois qui devront faire toujours plus avec toujours moins », rappelle Alexandre Thériault-Marois.
 

Sans même consulter

Le plus révoltant de cette situation est sans doute l’absence de consultation de la part du gouvernement. Le sommet économique, tenu à Lévis le 21 janvier dernier, avait exclu tous les groupes jeunesse, et ce, malgré les protestations. La ministre Courchesne a récemment parlé d’un consensus autour de la hausse des frais de scolarité, consensus excluant les étudiants.

Le 11 février dernier, le comité national des jeunes ainsi que des députés du Parti Québécois dénonçaient la façon de faire de la ministre Courchesne ; décider sans consulter qui que ce soit. Il y a fort à parier que les libéraux de Jean Charest se réjouiront de cette proposition qui correspond à la proposition des jeunes libéraux.

« Le gouvernement Charest écoutera bien ceux qu’il veut bien entendre et s’ouvre à l’idée de refiler la facture aux prochaines générations », ajoute M. Thériault-Marois. Le CNJPQ croit que les jeunes sont prêts à faire leur part, mais pas à voir l’accès à l’éducation restreint et à consentir à supporter seuls la facture libérale.