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Nouvelle - 14 janvier 2010

Le CHUM et le CUSM en PPP : on tourne en rond !

Encore et toujours, le au gouvernement Charest improvise la construction des deux mégahôpitaux, le CHUM et le CUSM, avec un nombre de joueurs illimités et toujours en partenariat public-privé (PPP) !

« On tourne en rond ! Les millions s’envolent, les semaines, les mois et les années filent et il ne se passe rien. Par orgueil politique, le gouvernement Charest enfonce les Québécois dans une aventure ridicule en maintenant la formule des PPP », a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Bernard Drainville.

N’eut été de la joute politique à laquelle se livre le premier ministre Jean Charest depuis qu’il est au pouvoir, les Québécois pourraient aujourd’hui être soignés dans les deux mégahôpitaux. La gestion de ce dossier par les libéraux apparaît contraire aux intérêts des citoyens...
 

Le gouvernement Charest admet que le mode conventionnel serait moins coûteux

Le Parti Québécois estime que l’annonce faite aujourd’hui par le ministre de la Santé, Yves Bolduc, et la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, est un aveu important.

« Accorder 60 jours aux consortiums privés pour retravailler les projets afin de les rendre plus conformes aux coûts prévus est une confirmation éloquente que ces projets pourraient être réalisés à un coût moindre en mode conventionnel. C’était l’annonce à faire aujourd’hui », estime, pour sa part, le député de Richelieu et porte-parole en matière de Conseil du trésor, Sylvain Simard.

Malgré tout, pour une énième fois, Monique Gagnon-Tremblay affirmait mercredi qu’ « il appartient au gouvernement de décider. Il est tout à fait raisonnable de demander aux consortiums de retravailler. Dans 60 jours, on saura exactement le montant à engager pour les 30 ans à venir. Il n’y aura pas de surprise. »

Pourtant, après
- les hésitations du Vérificateur général à favoriser les PPP pour l’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Québec,
- les dépassements annoncés en décembre et
- les tergiversations sur les négociations,
il serait légitime d’en douter.

« L’évidence saute aux yeux : les propositions reçues ne sont pas satisfaisantes parce que le financement des consortiums n’est pas au rendez-vous. Il est temps que le gouvernement Charest se rende à l’évidence et mette fin à l’aventure des PPP pour les mégahôpitaux. Poursuivre sur cette voie constituerait un gaspillage honteux de l’argent des Québécois », a conclu Sylvain Simard.