Skip to Navigation

Nouvelle - 2 juin 2009

La Protectrice du citoyen le confirme : le gouvernement libéral a fait preuve de négligence dans la gestion de la crise de la listériose

Aujourd’hui, la Protectrie du citoyen a déposé son rapport d’enquête sur la crise de la listériose qui a éclaté au Québec en août et septembre 2008 - et surtout sur l’intervention de ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) pour contenir la propagation.

Nuancée, Raymonde St-Germain affirme que la destruction des fromages et des produits avec lesquels ils ont été en contact, chez quelque 300 détaillants du Québec, était amplement justifiée. « Sur le plan de la santé publique, il n’y avait pas d’autre option », a dit Mme Saint-Germain, en conférence de presse à l’Assemblée nationale. À ses yeux, il était important d’agir rapidement en raison des conséquences graves de la maladie. Causée par la bactérie Listeria monocytogenes, la listériose peut entraîner des infections du sang, des méningites et des fausses couches. La maladie peut être potentiellement mortelle.

Le problème, c’est que le MAPAQ a manqué de professionnalisme dans sa gestion de la crise et surtout dans ses communications avec les victimes, les détaillants, les fabricants, les citoyens. Bref, tout le monde ! En effet, la Protectrice du citoyen formule 13 recommandations dans son rapport, dont 12 sont adressées au MAPAQ.

« Le rapport de la Protectrice du citoyen sur la crise de la listériose confirme que le gouvernement libéral a agi à l’aveuglette, que les communications avec le public et entre les ministères étaient déficientes, que des fromageries ont été pointées du doigt injustement. Le rapport confirme une chose : le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, a mal fait son travail ».

C’est ce qu’a déclaré la députée d’Iberville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, Marie Bouillé, réagissant au rapport de la Protectrice du citoyen qui a analyse le travail du gouvernement libéral dans sa gestion de la crise de la listériose.

Le rapport précise en effet que « le MAPAQ a rappelé des fromages prématurément, a mal évalué les risques, n’a pas su livrer son message et ne s’est pas préoccupé des conséquences économiques de ses interventions ».
 

Un autre cas de négligence libérale

C’est exactement ce que soutient le Parti Québécois depuis l’automne dernier. « Le gouvernement libéral a agi à l’aveuglette. Il a accusé injustement des entreprises. Il s’est attaqué directement à une industrie majeure au Québec. L’industrie du fromage est l’un des rares secteurs en agriculture qui fonctionnait bien. Il n’a pas su expliquer ce qu’il faisait et a nui considérablement à la réputation des fromagers québécois », accuse la députée d’Iberville.

Elle rappelle que le gouvernement libéral disposait depuis 2005 d’un rapport qui recommandait la mise en place d’un test de la Listéria avant la mise en marché des fromages. « Aucun compromis n’est à faire lorsqu’il est question de sécurité alimentaire. Or, si le gouvernement libéral avait agi en amont, dès qu’il a eu en main ce rapport, cette crise n’aurait pas eu lieu. Fidèle à lui-même, le gouvernement a préféré tabletter le rapport. C’est un autre triste cas de négligence libérale », a-t-elle ajouté.
 

Un programme de compensation à revoir

La Protectrice du citoyen demande aussi au gouvernement libéral de revoir le programme de compensation.

« Tel que nous le disions depuis l’automne dernier, son programme est mal adapté et trop peu suffisant. Il doit dès maintenant revoir son programme d’indemnisation aux petits fromagers. Il doit également faire une évaluation indépendante du préjudice subi, tel que le demande la Protectrice du citoyen. Après tout, c’est le ministre de l’Agriculture, de par sa négligence, qui est responsable de cette crise de la listériose qui a fait un tort considérable aux fromagers québécois », a conclu Marie Bouillé.