Nouvelle - 15 décembre 2009
Plus d’un an après l’appel à la population du groupe J’ai ma place, les péquistes Pauline Marois et Agnès Maltais deviennent les premières députées de la région à se procurer des sièges pour un nouvel amphithéâtre.
Chef de l’opposition et députée de Charlevoix, Mme Marois s’est procuré deux billets de loges, à 5000 $ pièce. Même chose pour la députée de Taschereau.
« Ça fait un certain temps qu’on y pense », indique Mme Marois, dont le nom apparaît sur la liste des détenteurs de billets sur le site de J’ai ma place. « On s’est dit que ce serait un beau signal à envoyer aux gens de la région de Québec. On y croit à cet amphithéâtre, et on pense que c’est un projet intéressant. »
La chef du Parti québécois ne croit pas que les sommes d’argent public en jeu sont déraisonnables dans la mesure où l’on parle d’un bâtiment multifonctionnel ouvert au public.
« Avant de dire 175 ou 200 millions $, il faudra avoir les études de faisabilité et voir jusqu’à quel niveau les gouvernements peuvent s’investir, nuance Mme Marois. Ce sont des sommes qui sont raisonnables dans le sens où on parle d’un amphithéâtre qui serait multifonctionnel. Oui, j’espère une équipe de la LNH, mais c’est un centre qui permettrait beaucoup d’autres activités. Peut-être que l’État pourra investir davantage que les 50 millions $ déjà promis. »
La variété de spectacles qui pourraient y être présentés ferait de l’infrastructure un élément d’attraction important pour la région. Et Mme Marois ne doute pas de la capacité d’un club de la LNH à survivre à Québec.
« Les salaires sont mieux contrôlés et des équipes peuvent vivre raisonnablement, évoque Mme Marois. Ça change la donne par rapport à ce qu’on a connu. »
Un « signal de relance »
Composé de personnalités d’affaires de la région, le groupe J’ai ma place mousse depuis plus d’un an la construction d’un nouveau colisée de 18 000 sièges. Jusqu’à maintenant, les 70 salons corporatifs à vendre ont trouvé preneur, et 2070 autres places ont été achetées. Récemment, la brasserie Labatt a acquis 110 sièges pour les faire tirer parmi les acheteurs de ses produits.
« Je pense que c’est le temps de donner un signal de relance, fait valoir Agnès Maltais. Le projet a eu beaucoup de publicité autour de lui pendant un bon bout de temps. Il faut donner un signal aux leaders de la région. Faites comme nous et achetez donc une place pour qu’on sente que la région s’investit véritablement. Pas seulement les entreprises, les individus aussi. »
Source : Cyberpresse.ca