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Nouvelle - 1er octobre 2009

Jean Charest dévoile son vrai visage : il préfère Ottawa aux Québécois!

Les temps sont durs, la crise économique ne s’est pas entièrement résorbée, quoiqu’en disent les libéraux. Avant d’imposer davantage de taxes et de tarifs aux Québécois, une solution existe ! Aller chercher les 8 milliards de dollars qu’Ottawa doit au Québec.

C’est de toute évidence ce que souhaite le Parti Québécois, qui réclame des actions déterminées et musclées face à Ottawa. En ce sens, le député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, par ailleurs porte-parole de l’opposition officielle en matière d’institutions financières et en matière de commerce international, a déposé une motion hier en à l’Assemblée nationale pour :

« Que l’Assemblée nationale exige du gouvernement du Québec qu’il récupère les 8 milliards du gouvernement fédéral avant d’envisager des hausses de tarifs généralisées affectant les Québécois et les Québécoises ».

Après avoir reporté le vote à aujourd’hui, les libéraux ont finalement voté contre la motion.

« Plutôt que de faire une bataille en règle avec Ottawa afin d’aller chercher au moins 8 G$ pour divers comptes en souffrance que le gouvernement fédéral refuse de régler, Jean Charest fait le choix de piger dans la poche des Québécois. Le vrai Jean Charest se dévoile : il préfère Ottawa aux Québécois », a dénoncé Pauline Marois.

La chef du Parti Québécois reproche au premier ministre du Québec d’avoir littéralement abandonné le Québec en refusant de s’associer à la motion. « En refusant de voter pour cette motion qui aurait fait l’unanimité à l’Assemblée nationale, Jean Charest vient de mettre à la poubelle le peu de rapport de force qui lui restait. Sans le savoir, il vient aussi de confirmer que le dernier budget de Monique Jérôme-Forget ne vaut rien puisqu’il renfermait des résultats que le Québec escomptait obtenir d’Ottawa au cours de l’année. Cela ne tient plus aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

Pauline Marois a aussi rappelé que la page G-23 du dernier budget renferme une réalité que le premier ministre Charest veut cacher aux Québécois : « (…) Depuis 10 ans, les trois provinces qui ont le plus bénéficié de la hausse des transferts fédéraux sont l’Ontario, l’Alberta et la Colombie‑Britannique ».
 

De la bouillie pour les chats

Pis encore, le ministre des Finances, Raymond Bachand, s’est discrédité en affirmant que les demandes financières du Québec auprès d’Ottawa sont de la bouillie pour les chats.

« Comment pourra-t-il être pris au sérieux auprès de son homologue fédéral ? Comment peut-il s’attendre à ce que les Québécois obtiennent ce qui leur est dû s’il n’y croit pas lui-même et ne fait pas les efforts ? Raymond Bachand protège Ottawa plutôt que les Québécois », a soutenu M. Aussant.

Pour l’opposition officielle, le fait de réclamer au gouvernement fédéral qu’il paie les 8 G$ qu’il doit au Québec n’est pas une question de chicane, comme l’interprète le gouvernement libéral, mais relève du gros bon sens. « Il s’agit de corriger l’injustice du gouvernement fédéral pratiquée à l’endroit du Québec. On ne demande pas de cadeau à Ottawa, on demande notre argent. Point », a conclu Jean-Martin Aussant.