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Nouvelle - 17 décembre 2009

« Financement politique : le lien s'affirme », par Michel C. Auger

Pendant les dernières semaines de la session parlementaire, le gouvernement Charest a mis toutes ses énergies à nier le besoin d'une commission d'enquête sur la collusion dans l'industrie de la construction et les liens avec le financement politique. Mais depuis que l'Assemblée nationale a mis fin à ses travaux, on dirait que le gouvernement a baissé la garde. En fait, au lieu de montrer qu'il n'y a pas de lien entre financement politique et contrats gouvernementaux, il s'est passé toutes sortes d'incidents qui tendraient plutôt à démontrer l'existence d'un tel lien.

D'abord, il y a eu le ministre Norm McMillan qui admettait que les ministres doivent collecter 100 000 $ par année pour la caisse du Parti libéral du Québec. Puis, le premier ministre qui estime que tout cela est normal, comme il est normal qu'il reçoive son supplément salarial de 75 000 $.

Enfin, on apprend que le directeur général des élections enquêtera sur les propos de la ministre Michelle Courchesne, selon lesquels il était normal que des entreprises financent son parti, alors que la loi prévoit précisément le contraire.

Les collectes des ministres

Le plus troublant de ces incidents est celui des cibles de financement de 100 000 $ pour chacun des ministres du cabinet Charest. Parce que les ministres sont en position de savoir à qui leur ministère a donné des contrats gouvernementaux.

Si le ministre — ou quelqu'un de son bureau — appelle un fournisseur avant, pendant ou après le processus d'obtention d'un contrat gouvernemental, il va nécessairement laisser l'impression qu'il veut créer un rapport entre le contrat et le financement du parti. Et dans ces matières, l'impression est aussi importante que la réalité.

C'est d'autant plus important que les sommes en jeu sont considérables. On parle de 2,6 millions de dollars par année, ou 10 millions sur l'ensemble d'un mandat de gouvernement, soit deux fois plus qu'il n'en faut pour faire une campagne électorale.

Les contributions des compagnies

Un autre élément renforce cette impression d'un lien entre financement politique et contrats gouvernementaux. Soit la décision du directeur général des élections de déclencher une enquête sur les propos de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, qui affirmait en point de presse, le 2 décembre dernier qu'il est normal que des compagnies veuillent contribuer aux partis politiques.

Or, s'il y a une chose qui est claire pour tout le monde au Québec, c'est que depuis 1977, les contributions aux partis politiques des sociétés, associations, syndicats ou autres personnes morales sont strictement interdites. Qu'une ministre en poste depuis plus de six ans se permette un tel lapsus est déjà incroyable. Mais que cela intervienne justement au moment où son gouvernement se trouve attaqué sur des questions d'éthique ne va que confirmer les pires craintes des citoyens.

Devant tout cela, le premier ministre Charest a toujours la même réponse: le financement du Parti libéral est transparent et tout se passe en toute légalité.

Le problème, c'est que pour les citoyens, c'est tout le système de financement des partis politiques qui ne fonctionne plus. M. Charest a beau dire que tout est fait selon la lettre de la loi, il est clair qu'on ne respecte plus son esprit.

En cette fin d'année 2009, il est clair que les citoyens du Québec perdent de plus en plus confiance dans leurs institutions politiques. Et qu'il le veuille ou non, la première tâche du gouvernement Charest en 2010 devra être de rétablir cette confiance, ce qui ne pourra se faire si le parti au pouvoir n'entreprend pas de changer ses propres méthodes de financement et son manque de transparence sur ses dépenses.


Source : Les carnets de Radio-Canada.ca

 

Commentaires

Comme le disais Mr Charest

Comme le disais Mr Charest auparavant pour être élu tel : qu` il agirais en sorte sur l`interêt de la population sherbrookoise que Par ailleur, depuis son election qui a failli se jeter a l`eau par une majorité de citoyens mecontents, a miraculeusement gagner on ne sais pour quel raison une hausse de votes irréfutable de dernieres secondes...?????.. A jamais concquis ses promesses faites aux demandes des citoyens .Je ne vois pas pourquoi on accepte ceci puis jque nous les citoyens on ne peu pas agir pour changer et on se renfonces probleme d`argent ... ??? ece normal quon vive de problème que l`on aurais p être pas autrement ??
Alors sur ce tant et aussi longtemps que l` on aura pas une personne de tête qui feras bouger puisque peut-importe ce que peu dire l`opinion de compteras pas ...

Faire place a du jamais vu on en a assé de se faire piétiner et rire de nous !!!!!!
Question politique je n`y crois plus car c`est du vol

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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