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Nouvelle - 24 septembre 2009

Déficit et bâillon, ça suffit!

Jean Charest jurait, en campagne électorale, la main sur le coeur, que jamais le Québec ne retournerait en déficit sous son règne. Comme le rappellent le Comité national des jeunes du Parti Québécois par communiqué et sur son blogue, et comme le réitère Bernard Drainville à l’Assemblée nationale, Jean Charest a menti à tous les Québécois !

 

Retour sur la campagne électorale 2008

Le 20 octobre 2008, pour se faire réélire impunément, il affirmait ceci : « Il n’est pas question pour le Québec de retourner en déficit. On n’est pas là du tout. »

Aujourd’hui, le Québec a un déficit budgétaire de 3 milliards $. L’année financière est loin d’être terminée, tout comme la crise dont le Québec n’est pas encore sorti complètement. Par conséquent, en raison des secrets, des cachotteries, du manque de transparence et de la mauvaise gestion des libéraux, le déficit du Québec s’accroîtra davantage d’ici la fin de l’année.

Seul le Parti Québécois avait eu la lucidité, en campagne électorale, de dire la vérité aux Québécois : en période de crise économique, il faudra faire un déficit pour subvenir aux besoins des moins nantis et de ceux qui seront les victimes de la crise. Nous avions proposé un plan pour Sortir gagnants de la crise et éviter que les générations futures ne paient pour les erreurs libérales.

Or, grâce à leurs mensonges et à leur tromperie, les libéraux de Jean Charest ont été reportés au pouvoir.
 

Le projet de loi 40 : une erreur

Confrontés à la réalité économique qu’ils ne peuvent plus cacher et dont ils ne veulent surtout pas discuter, ils ont fait adopter par bâillon le projet de loi 40 qui rend acceptable le déficit qu’ils ont créé.

Plusieurs problèmes se posent alors. Le projet de loi 40 est inéquitable pour les générations futures. On s’apprête à ré-hypothéquer la maison québécoise. C’est un immense recul pour notre société.

D’abord, le scénario de retour à l’équilibre proposé par les libéraux est irréaliste. Le gouvernement de Jean Charest affirme qu’il trouvera 4 milliards $ d’ici 2014, sans préciser comment il compte faire ! Pas l’ombre d’un indice, d’une solution concrète. Malgré toutes les questions posées, la seule réponse du ministre des Finances est que les hausses de tarifs et l’augmentation de la TVQ ont été annoncées dans le dernier budget de Monique Jérôme-Forget. Comment, quand et dans quelles proportions ces hausses affecteront les Québécois, le ministre des Finances n’en dit mot. Le sait-il seulement ?

Ensuite, l’inaction et surtout l’incapacité à négocier du gouvernement Charest dans ses relations avec Ottawa laissent pantois. Le gouvernement fédéral doit plus de 7 milliards $ aux Québécois. On n’a pas de nouvelles, malgré les belles paroles et la correspondance échangées entre les libéraux provincialistes de Jean Charest et les conservateurs centralisateurs de Stephen Harper. Même chose au niveau de l’harmonisation de la TVQ, pour laquelle le fédéral doit 2,6 milliards $ au Québec.

Qui plus est, le Parti libéral au pouvoir n’a jamais réussi à faire l’équilibre budgétaire dans toute son histoire !
 

Agenda caché

Pour se sortir du pétrin, le gouvernement Charest dit vouloir lancer une vaste consultation sur l’avenir des finances publiques, prétendument pour savoir ce que les Québécois en pensent. C’est pourtant ce que le Parti Québécois a réclamé au printemps. Les libéraux, usant de leur majorité à l’Assemblée nationale, avaient balayé l’idée du revers de la main, sans même la considérer à sa juste valeur.

Maintenant, le gouvernement veut créer l’illusion de consulter, mais dans les faits, le gouvernement libéral a un agenda caché. Le leader du gouvernement Jacques Dupuis a clairement dévoilé la tactique libérale : quand le gouvernement consulte, c’est une fois les décisions prises.

On apprend par les journaux qu’un projet de loi est en préparation. M. Charest ne dément pas l’existence du projet de loi, il dit que la décision n’a pas encore eu lieu au conseil des ministres. Il joue sur les mots. Ça va encore finir en bâillon ! Le Jean Charest « sauce 2003 » est de retour.

Comment croire le gouvernement libéral ? On ne peut pas. Il n’a aucune crédibilité.

Que le Québec soit le seul maître de ses finances publiques et qu’il réalise la souveraineté !