Nouvelle - 3 juin 2009
Travailler en français est un droit fondamental et non un privilège. C’est ce que la Charte de la langue française reconnaît. Cela importe peu aux libéraux fédéraux puisque leur chef, Michael Ignatieff, n’a pas eu le courage de se présenter à la Chambre des communes aujourd’hui afin d’exprimer son vote sur le projet de loi C-307 visant à faire respecter la loi 101 sur tout le territoire du Québec. Le Bloc Québécois a déposé son projet de loi le 10 février dernier. À la veille du vote, hier, le Bloc Québécois, émettait un communiqué de presse. Par la voix de son leader parlementaire et député de Joliette, Pierre Paquette, appelait le Parti libéral du Canada à passer de la parole aux actes dans la reconnaissance de la nation québécoise.
Du tac au tac, le chef libéral a plaidé pour « que les lois fédérales doivent insister sur le bilinguisme comme un trait de notre caractère national », accusant le Bloc Québécois de ne pas respecter la dualité canadienne. Dans la même foulée, il annonçait son absence !
Pourtant, le contenu de la loi C-307 n’est pas excessif du tout ! Il dit simplement que les entreprises « fédérales », c’est-à-dire les entreprises dont les activités et les constitutions sont sous juridiction fédérale, comme les banques, la télécommunications, la radiodiffusion, le transport interprovincial et le transport aérien, devraient faire du français leur langue de travail au Québec. Elles devraient être soumises à la Charte de la langue française comme les autres entreprises.
L’absence volontaire de Michael Ignatieff démontre son mépris profond de la nation québécoise. Il était prévisible que les conservateurs de Stephen Harper s’oppose au Québécois et à notre langue, mais Michael Ignatieff a laissé entendre qu’il fera preuve d’ouverture. En vain. Bon premier à reconnaître la « nation québécoise » à la Chambre des communes, l’an dernier, le chef libéral se garde maintenant bien de lever le petit doigt pour rendre cette motion réelle !
Reconnaître la nation québécoise, c’est aussi reconnaître et respecter sa langue officielle, le français.
Michael Ignatieff s’est caché mais a quand même montré son vrai visage ; son absence l’a démasqué. Il ne respecte pas le Québec, ni les Québécois, ni leur langue commune.
Encore une fois, c’est Ottawa qui détermine dans quelles conditions vivront les Québécois. Car dans les banques, Poste Canada, les aéroports, les stations de train, par exemple, il est correct et acceptable que les Québécois se fassent servir uniquement en anglais ? Et que dire des 200 000 à 250 000 travailleurs québécois à qui l’ont impose, sans donner de choix et souvent contre leur gré, un milieu de travail unilingue anglais ?
Non, ce n’est ni acceptable, ni correct.
Le Parti Québécois estime que le peuple du Québec mérite que l’on reconnaisse sa langue, son identité, sa nationalité, et fait tout en son possible afin que notre pays voit le jour puisque c’est la seule manière d’être véritablement et absolument respectés de l’autre côté de la rivière des Outaouais.
Pour plus de détails, nous vous invitons à prendre connaissance de la réaction du Bloc Québécois au terme du vote à la Chambre des communes.