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Nouvelle - 11 novembre 2009

Commission d'enquête sur la construction : le gouvernement Charest protège un système corrompu

Le premier ministre Jean Charest nie la réalité et refuse toujours de répondre à l’appel que lui lancent la population, des ordres professionnels et le milieu municipal afin de mettre sur pied une commission d’enquête publique concernant le domaine de la construction au Québec.

De plus en plus de voix réclament cette enquête.

  • Les partis d’opposition à l’Assemblée nationale,
  • Le maire de Montréal, Gérald Tremblay,
  • Le maire de Québec, Régis Labeaume,
  • La mairesse de Longueuil, Caroline St‑Hilaire
  • La Fédération des municipalités du Québec, qui regroupe 7000 élus et représente plus de 1000 municipalités au Québec,
  • L’Ordre des ingénieurs du Québec,
  • L’Ordre des architectes du Québec,
  • Et plus de 80 % de la population !

« La moindre des choses auxquelles on pourrait s’attendre, c’est que le premier ministre du Québec soit à l’écoute et entende le message. Encore une fois, Jean Charest préfère se taire, se boucher les yeux et les oreilles », a indiqué mardi Stéphane Bédard, député de Chicoutimi et leader parlementaire de l’opposition officielle.

Du même souffle, il présentait la motion suivante, que le Parti libéral a rejetée :

« Que l’Assemblée nationale appuie le maire de Montréal, le maire de Québec, la mairesse de Longueuil, la Fédération des municipalités du Québec, l’Ordre des ingénieurs du Québec, l’Ordre des architectes du Québec qui réclament une enquête publique sur les allégations de corruption, malversation, collusion dans le domaine de la construction au Québec. »

Durant la période de questions, mercredi, le Parti Québécois est revenu à la charge.
« Le gouvernement improvise des demi-mesures sans avoir conscience de l’ampleur du problème. Or, l’ampleur du problème, seule une commission d’enquête permet de la découvrir en se demandant, entre autres : comment des entrepreneurs ont-ils pu se partager les contrats ? Comment le crime organisé a-t-il pu s’introduire ? Depuis quand ça dure ? Combien cela nous a-t-il coûté ? Est-ce que c’est seulement dans quelques grandes villes ou sur tout le territoire du Québec ? Les Québécois veulent des réponses à ces questions. Quand ce gouvernement va-t-il instaurer cette commission d’enquête qui, elle seule, permettra d’aller au fond des choses ? », a lancé Bertrand St-Arnaud, député de Chambly et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique.

Sans répondre à la question, le ministre Dupuis a réitéré que des enquêtes policières sont en cours...

Le gouvernement libéral de Jean Charest s’obstine à protéger un système corrompu.

Les citoyens du Québec ont le droit de se questionner sur les raisons obscures qui empêchent Jean Charest de déclencher une commission d’enquête publique !
 

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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