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Nouvelle - 24 octobre 2009

Commission d'enquête sur la construction : ça presse ou ça urge!

Le Parti Québécois réclame depuis quelques semaines une commission d’enquête publique indépendante sur l’industrie de la construction. À la lumière des déclarations de Benoit Labonté, ex-bras droit de Louise Harel au parti Vision Montréal, l’obstination du premier ministre à ne pas déclencher l’enquête engendre des soupçons. En effet, on peut se demander pourquoi Jean Charest a peur de déclencher une enquête publique ?

Jeudi, l’accusation de Sylvie Roy, de l’ADQ, à l’effet que trois ministres (Julie Boulet, Norm Macmillan et David Whissell) du gouvernement Charest auraient séjourné sur le bateau de Tony Accurso a été démentie par Jean Charest lui-même. Qui dit vrai ?

Toutes ces allégations, rumeurs et ouï-dire créent un climat malsain au Québec et c’est pour cette raison que nous devons déclencher une commission d’enquête qui permettra de faire toute la lumière sur ce qui semble être un système généralisé de collusion entre entreprises de la construction et milieux municipaux avec en toile de fond des groupes criminels organisés.

L’escouade Marteau ne suffira pas. Il faut mettre au grand jour le système parallèle, bien organisé, aux yeux du public et c’est par une enquête publique, transparente et indépendante que ça passe. La crise de confiance des gens est palpable. Pour la rétablir, seule une enquête publique pourra le faire. De plus, une enquête publique assure la transparence, contrairement à une enquête policière qui se déroule derrière des portes closes ; une enquête publique mobilise des experts et envoie un message fort qui permet un grand débat de société ; une enquête publique ratisse large, et peut obliger des individus à être témoigner sous serment, garantissant à la fois que les témoins bénéficient de l’immunité.

Qui plus est, tout ce débat touche également le financement des partis politiques, au plan québécois et municipal, et particulièrement sur les courses au leadership. Et au Parti Québécois, nous sommes fortement disposés à revoir la loi sur le financement des partis politiques ; loi que le Parti Québécois a donné au Québec, en 1977, pour assainir les mœurs politiques.

Le meilleur moyen de contrer le cynisme, de s’assurer d’avoir une politique propre, c’est de s’en mêler, c’est d’y participer ! Nous avons d’ailleurs trouvé sur Facebook un groupe qui invite les internautes à écrire au premier ministre et au Parti libéral pour réclamer la tenue d’une commission d’enquête - et à y publier leur texte. Le Parti Québécois invite aussi fortement les citoyens à voter lors des élections municipales, dont le vote par anticipation a lieu en fin de semaine.



Enfin, cette semaine à l’émission La tribune parlementaire, Pauline Marois parlera de la nécessité d’avoir une commission d’enquête publique et indépendante sur l’industrie de la construction. Ne manquez pas ça !

Dimanche, de 12 h 30 à 13 h, en reprise de 18 h 30 à 19 h, à toutes les stations du réseau Corus Nouvelles. L’allocution sera en ligne dès lundi matin.
 

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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