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Nouvelle - 19 octobre 2008

Clôture du XIIe Sommet de la Francophonie : Pauline Marois dresse un bilan mitigé

Québec, le dimanche 19 octobre 2008 – À l’issue du XIIe Sommet de la Francophonie, la députée de Charlevoix et chef du Parti Québécois, Pauline Marois, dresse un bilan mitigé du résultat des discussions des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Madame Marois s’est dite fière que le Québec ait été l’hôte du XIIe Sommet de la Francophonie et d’avoir eu le plaisir d’accueillir les représentants des pays membres de l’OIF.

« Je trouve cependant déplorable que l’ensemble des travaux se soient déroulés à huis clos empêchant ainsi la population d’être informée des discussions entourant les grands enjeux internationaux, notamment sur l’environnement, la crise alimentaire et la langue. Des sujets qui préoccupent une vaste partie de la population québécoise. Bien que la crise financière ait un impact indéniable sur la scène internationale, il est tout de même dommage qu’elle ait pris autant de place alors que les populations des pays du sud vivent présentement une crise alimentaire sans précédent. Celle-ci aurait pu être résorbée si on y avait consacré 1 % des sommes dégagées pour la crise financière », a déclaré Pauline Marois.

Rappelons qu’un peu plus tôt cette semaine, Mme Marois rendait publiques ses attentes sur la représentation du Québec au sein de la Francophonie internationale. Elle souhaitait alors que le Québec soit identifié en son nom propre et non plus sous le vocable Canada–Québec et assume ainsi pleinement son leadership au sein de la Francophonie. De plus, il est essentiel que le Québec soit présent dans les pays africains ainsi que dans les trois pays de l’Asie membres de la Francophonie et, pour terminer, que le Québec accueille un bureau permanent de l’OIF.

« À l’issue de ce sommet, il apparaît évident que Jean Charest n’a pas été en mesure de défendre avec vigueur la place du Québec dans l’organisation du XIIe Sommet de la Francophonie. Je constate qu’au delà de ses paroles, il y eu prédominance du gouvernement fédéral », a déploré la chef du Parti Québécois.

« Jean Charest s’est fait doubler, il n’a pas su s’imposer et imposer les vues du Québec durant ce sommet. Le gouvernement fédéral a pris le contrôle de cet événement qui se tenait pourtant dans notre capitale nationale et Jean Charest l’a laissé faire », a affirmé Mme Marois.

Enfin, en ce qui concerne les relations France-Québec, Mme Marois a déclaré : « Je suis assez satisfaite du soutien formel du président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, au développement d’une relation d’égal à égal, étroite et privilégiée entre la France et le Québec. Je suis convaincue que le jour où les Québécois décideront démocratiquement d’assumer leur pleine souveraineté, notre « famille française » sera à leurs côtés. Les relations fraternelles développées au cours des cinquante dernières années sont notre meilleure garantie à cet égard ».

Mentionnons que Mme Marois a profité de ce sommet pour rencontrer plusieurs délégations, notamment des représentants de la République d’Haïti et du Liban qui comptent d’importantes communautés au Québec.