Nouvelle - 20 octobre 2009
La députée de Crémazie et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’aînés, Lisette Lapointe, et la députée de Matapédia et porte-parole en matière de services sociaux, Danielle Doyer, demandent aux ministres Lise Thériault et Marguerite Blais de faire le point sur la certification des résidences privées pour aînés.
Le Parti Québécois fait cette demande alors que s’amorce aujourd’hui une consultation particulière sur le projet de loi 56 qui vise à étendre le processus de certification à d’autres ressources d’hébergement, notamment celles pour personnes toxicomanes et dépendantes.
« C’est impensable qu’on aborde cette consultation particulière sans informer la population de la situation plus que préoccupante concernant la certification des résidences pour aînés. Près de 40% des 2200 résidences privées pour aînés du Québec n’ont pas encore obtenu leur certification alors que la date limite prévue dans la loi les obligeait à l’obtenir au plus tard le 14 février 2009 », s’insurge Lisette Lapointe.
« Le Protecteur du citoyen indiquait dans son dernier rapport que le processus de certification des résidences privées pour aînés avait connu des ratés et soulignait qu’une analyse de la situation s’imposait avant de penser étendre ce processus à d’autres ressources. Où est cette analyse ? », se demande, de son côté, la députée Danielle Doyer.
Pour la députée de Crémazie, les faits rapportés depuis six mois concernant les graves failles dans certaines résidences, notamment au chapitre de la sécurité incendie, des plans d’évacuation en cas d’urgence et de la formation du personnel, auraient dû sonner l’alarme et faire l’objet de correctifs immédiats. La ministre des Aînés, Marguerite Blais, demeure muette à cet égard. « À quand le vrai leadership dans ce dossier ? », se demande la députée de Crémazie.
« Les questions sont simples : combien de résidences sont effectivement certifiées à ce jour ? Quel est le plan du gouvernement pour terminer cette certification ? Les critères concernant la formation du personnel ont-ils été resserrés ? Pour combien de temps encore ces quelque 800 résidences privées pourront continuer à abriter des personnes aînées très souvent en perte d’autonomie sans répondre aux normes très minimales de cette certification ? Combien de résidences devront fermer ? Où logerons-nous ces personnes alors que les listes d’attente ne font que s’allonger et que le retour à la maison, dans certains cas, ne peut absolument pas être envisagé ? La sécurité des aînés est-elle compromise ? », se demande Lisette Lapointe.
« Avant d’élargir le processus à d’autres résidences, les ministres Thériault et Blais doivent des réponses à nos aînés, à leur famille et à la population. Cela ne peut plus attendre », ont conclu Lisette Lapointe et Danielle Doyer.