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Nouvelle - 25 février 2010

Caisse de dépôt et placement du Québec : on attend toujours des résultats!

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a dévoilé ses résultats, lundi. Somme toute, le bilan est passé de résultats « catastrophiques » à « très mauvais ». Si la caisse avait fait aussi bien que ses pairs, il y aurait 5 G$ de plus dans le bas de laine des Québécois. Mais nous avons traversé une crise financière qui, selon les promesses des libéraux de Jean Charest lors des dernières élections, ne devait pas exister...

Alors que nous sommes derniers de classe dans le domaine, il serait mal venu de se vanter. Même le ministre des Finances, Raymond Bachand, ne s’est pas montré impressionné par la performance de la Caisse de dépôt et placement en 2009. En réaction aux résultats financiers rendus publics jeudi par la direction de la Caisse, M. Bachand a convenu, par voie de communiqué, qu’il aurait préféré un meilleur rendement, à la suite des pertes monumentales de près de 40 G$ de l’année précédente.

Selon le Parti Québécois, Michael Sabia était un mauvais choix, surtout considérant ses résultats qui sont très mauvais. Ailleurs on a des rendements de 14 %, au Québec on obtient 10 %. Selon la Banque Royale, c’est même 15 points de différence. Il s’agit en fin de compte de 5 G$ de manque à gagner. On risque encore de perdre totalement la mise dans certains investissements.

En conférence de presse plus tôt jeudi pour lancer le cahier de réflexion du prochain colloque, Pauline Marois a répondu aux questions des journalistes sur la Caisse de dépôt. Ça tombe bien, puisque la création de la richesse est le thème du prochain colloque du Parti Québécois.

« En tant que gouvernement souverainiste, nous comptons d’abord obtenir plus de pouvoirs et plus de moyens, qui seront réclamés à Ottawa. Le rapatriement de l’assurance-emploi, de l’aide aux entreprises, des points d’impôts en éducation, font partie du plan de match pour la souveraineté. C’est une redéfinition de la social-démocratie, basée sur la création de plus de richesse, qui pourra être mieux partagée », a lancé Pauline Marois.