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Nouvelle - 29 janvier 2010

« C'est tout un système qu'il faut nettoyer » - Bertrand St-Arnaud

Les députés de Champlain, Noëlla Champagne, et de Chambly, Bertrand St-Arnaud, étaient à Trois-Rivières ce matin dans le but de faire signer une vaste pétition pour exiger la tenue d’une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.

« Cette commission que nous exigeons du gouvernement est un incontournable. On ne pourra vraisemblablement pas aller aussi loin qu’on le voudrait avec l’Opération Marteau, qui a ses limites. Ce ne sont pas seulement que quelques individus. Là, c’est tout un système qu’il faut nettoyer », affirme M. St-Arnaud, également porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique. Plusieurs municipalités et MRC au Québec auraient même déjà adopté des résolutions pour éviter la corruption dans le milieu de la construction.

Mise en ligne depuis le 4 décembre dernier, la pétition électronique a déjà recueilli plus de 20 000 signatures et les deux députés péquistes sont confiants d’atteindre 32 000 signatures d’ici la fin de la journée. Par ailleurs, plusieurs sondages sur la question ont témoigné de l’intérêt de la population pour une telle commission, affichant des taux de 71 % et 80 % en faveur d’une enquête publique.

Il est encore possible de signer la pétition sur le site Internet de l’Assemblée nationale jusqu’au 4 février : http://assnat.qc.ca/petition.


Source : L'Hebdo Journal

 

Commentaires

Il faut curer le mal jusqu'à la racine

Il faut en finir une bonne fois pour toute avec cette gangrène qui ronge notre économie et nos institutions. Il faut curer le mal jusqu'à la racine. Il faut éradiquer jusqu'à la dernière cellule de ce cancer.

Ce n'est pas ici une question d'obédience politique, mais de démocratie, mais une question qui intéresse toute la société et l'ensemble des citoyens. Je ne suis pas péquiste, mais je m'associe volontiers à cette pétition, car la vraie question est la suivante : dans quel type de société voulons-nous vivre?

Une société pourrie, pillée par des mafias et autres groupes de criminalité organisée, dirigée par des politiciens véreux, dans laquelle le public n'a plus qu'une information de façade et où ce qu'il devrait réellement savoir lui est caché, où l'exercice de la démocratie s'en trouve faussé, où les entrepreneurs indépendants souhaitant travailler librement voient leurs familles menacées parce qu'ils essaient de décrocher honnêtement certains marchés, qui ne peut entreprendre aucun projet pour le bien de la collectivité parce qu'il lui manque les fonds qui ont été détournés ou parce qu'elle ne peut se payer des travaux surfacturés?

Ou bien une société juste et démocratique où on a la certitude que chaque dollar durement gagné par les travailleurs et payé en impôt est justement et de façon optimale consacré à la chose publique, où on puisse penser que les politiciens sont motivés par le service qu'ils peuvent rendre au public et non à eux-mêmes ou à leurs amici et où on est la certitude que le crime en col blanc est sanctionné aussi durement que le crime "traditionnel", sans aucune échappatoire pour ceux qui ont des relations bien placées ou des moyens de pression sur les élus?

Une commission d'enquête doit absolument faire toute la lumière sur certains agissements et sur TOUS leurs auteurs, qu'ils soient mafieux, élus, ministres, syndicalistes ou fonctionnaires, sans distinction de rang, de position, de parti ou de classe, afin que la justice puisse agir, que les électeurs puissent s'en souvenir aux prochains scrutins et que nous puissions vivre dans une société saine et capable de redonner en services aux citoyens leurs impôts de façon honnête, juste et efficiente.

Le gouvernement Charest et tous les politiciens de tous bords appelés à servir l'État doivent en faire une priorité, sinon, un jour, il n'y aura plus d'État, plus de démocratie, plus rien que la loi de la jungle. On se demande comment notre premier ministre n'est pas foutu de comprendre cette évidence – a-t-il quelque chose à perdre, à cacher?

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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