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Nouvelle - 21 août 2009

À quand le congédiement de Thierry Vandal?

Cette semaine dans l’actualité, après l’indécision chronique du ministre de la Santé sur le dossier de la loi 34, un autre dossier dans lequel le gouvernement Charest traîne de la patte : le manque de jugement de Thierry Vandal.

En effet, il y a des mois que le président-directeur général d’Hydro-Québec commet erreur sur erreur, lui aussi. En entrevue à La Presse, Pauline Marois a rappelé les faits que certains ont déjà oubliés. « M. Vandal exécute une série de faux pas, dit la chef de l’opposition officielle. Il a participé à une publicité de la Banque Nationale, comme si l’État prenait fait et cause pour une institution financière au détriment d’une autre. Il a quand même une fonction publique, cet homme-là !

« Puis il y a eu l’histoire des factures : Hydro a modifié ses systèmes informatiques, si bien que des citoyens ont été lourdement pénalisés parce que leurs comptes ont augmenté brusquement. Hydro aurait dû assumer une partie des conséquences, mais non. Et rappelons-nous son plan stratégique : le gouvernement a retourné M. Vandal faire ses devoirs. Enfin, il y a ces dons injustifiables aux collèges privés. Alors là, je me dis que ça commence à faire. »

Ainsi, les dons aux collèges privés sont simplement la goutte qui fait déborder le vase, l’élément qui confirme le manque de jugement de Thierry Vandal.

D’ailleurs, le Parti Québécois a n’a pas attendu que soient révélés l’existence des dons au Collège Jean-de-Brébeuf (où a étudié M. Vandal), au Séminaire de Sherbrooke (où a étudié le premier ministre Jean Charest) et à plusieurs autres écoles privées, ainsi qu’au Conference Board du Canada, pour réclamer la démission de Thierry Vandal. Dès le lendemain de la découverte du don au Collège Notre-Dame, le Parti Québécois sévissait.

D’ailleurs, Jean Charest est toujours muet sur la question. Seule sa ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, s’est exprimée publiquement en demandant que soit révisée la politique d’attribution des dons et en réaffirmant la confiance du gouvernement à l’endroit du PDG d’Hydro-Québec. Un manque de poigne navrant...

Somme toute, il ne s’agit pas d’effacer des années de services à l’État québécois, mais plutôt de ne pas oublier que malgré ces années de service, les abus ne doivent jamais être tolérés.