Communiqué - 23 août 2010
Québec – Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, a écrit au président de la Commission d’accès de l’information (CAI), Me Jacques St-Laurent, afin que soit instituée rapidement une enquête formelle sur le processus de traitement des demandes d’accès à l’information à Hydro-Québec.
« Les faits troublants s’accumulent. Clairement, Hydro-Québec a un traitement douteux et partial des demandes d’accès à l’information qu’elle reçoit. C’est inadmissible qu’une société d’État ne respecte pas les lois québécoises de façon aussi flagrante. Les personnes concernées doivent être sanctionnées et dès maintenant cette pratique doit cesser », a déclaré Sylvain Gaudreault.
En juin dernier, trois mois après une demande formelle de l’opposition officielle, le président d’Hydro‑Québec, Thierry Vandal, déclarait que l’information réclamée n’était pas confidentielle et indiquait que la société d’État se plierait à cette demande dans une « séquence normale et ordonnée ». « La séquence normale et ordonnée, c’est le respect de l’article 47 de la loi qui oblige l’organisme à répondre à la demande dans un délai maximal de 30 jours », rappelle le député de Jonquière.
Après quatre tentatives, la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, déclarait finalement à l’Assemblée nationale le 8 juin qu’Hydro-Québec respectera la loi. Or, ironiquement, cette même journée, l’opposition officielle adressait une autre demande d’accès identique à celle de mars dernier, mais pour d’autres projets d’investissements. Dans sa réponse du 8 juillet, la vice-présidente exécutive d’Hydro‑Québec, Marie-José Nadeau, écrivait que la société d’État pourra « rendre accessible sur notre site WEB, en septembre prochain, les informations requises ».
« La meilleure preuve, c’est l’aveu. Hydro-Québec admet ne pas se conformer à la loi. C’est inadmissible. Ce qui est demandé est assez simple : qui a bénéficié des contrats octroyés par la société d’État pour ses grands projets de construction, le tout dans le cadre d’un processus public d’appels d’offres? On le sait pour les contrats du ministère des Transports, pourquoi on ne le saurait pas pour Hydro-Québec? », se questionne le député de Jonquière.
« Le traitement partial des demandes d’accès à l’information doit cesser sur le champ. Ce n’est pas un hasard si la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a délivré le prix « Noirceur » à Hydro‑Québec l’an dernier pour son manque flagrant de transparence. Voilà pourquoi une enquête de la CAI s’impose afin de rappeler à l’ordre les dirigeants d’Hydro-Québec », a conclu Sylvain Gaudreault.