Communiqué - 9 décembre 2010
Québec – « Aujourd’hui, le Parti Québécois pose un geste concret pour soutenir l’industrie forestière, mais surtout pour développer la fierté des Québécoises et des Québécois envers le bois. La forêt québécoise est la richesse de nos régions et de notre peuple. Il faut donc développer cette culture du bois et l’associer à l’ensemble de nos décisions, comme société, mais également comme citoyen. C’est ainsi que nous pourrons mieux en vivre. C’est un geste logique à poser pour notre économie et c’est un geste vert qui contribuera à réduire les émissions de gaz à effet de serre.»
C’est ce qu’a déclaré le député de Roberval et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, Denis Trottier, après avoir déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi 490 visant à utiliser davantage le bois québécois dans la construction.
Le projet de loi propose que chaque construction neuve au Québec ait obligatoirement un pourcentage minimum de matériaux faits en bois. « Le Québec est un immense territoire forestier, mais le bois est sous-utilisé dans la construction non résidentielle au Québec. C’est insensé. Nous souhaitons donc lancer un débat sur la culture forestière du Québec, mais aussi forcer la recherche et le développement de nouveaux produits par nos industries québécoises de la forêt », a ajouté M. Trottier.
Ainsi, chaque construction privée non résidentielle devrait utiliser minimalement 5 % de matériaux faits de bois; cette proportion devrait atteindre un minimum de 25 % pour les constructions publiques.
« Nous ne réinventons pas la roue; cela représente une tendance observée dans le monde, notamment en France, où il y a obligation d’utiliser un pourcentage de bois dans chaque construction depuis 2005. Comme propriétaire collectif d'une des plus grandes forêts au monde, nous croyons que l'État québécois a une responsabilité dans la mise en valeur de cette ressource», a indiqué le député de Roberval.
Par ailleurs, le projet de loi propose des modifications au Code de construction du Québec qui entreraient en vigueur à compter du 1er janvier 2012, le temps de faire les adaptations nécessaires, au besoin.
Une contribution à réduire nos émissions de GES
M. Trottier souligne que chaque tonne de matériaux de bois utilisée dans la construction capte environ 5,7 tonnes de dioxyde de carbone qui autrement seraient relâchées dans l’atmosphère. « Chaque geste qui peut contribuer à réduire nos émissions de GES doit être envisagé de près. Quand ce geste permet en plus de soutenir notre économie, des milliers de travailleurs et toute une industrie forestière, il faut sauter sur l’occasion et bouger rapidement », a soutenu le député de Roberval.
« Nous avons certes adopté un nouveau régime forestier en mars dernier, mais ce geste doit être accompagné d’un autre : il faut développer un plus grand sentiment de fierté envers la ressource bois. Nous invitons donc le gouvernement libéral à emboîter le pas afin de redonner à nos forêts leurs lettres de noblesse », a conclu Denis Trottier.