Communiqué - 8 février 2011
Québec - La députée de Duplessis et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transport maritime, Lorraine Richard, et le député de Marie-Victorin et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, réclament des actions énergiques de la part du gouvernement libéral dans le dossier du transport de matières radioactives sur le fleuve Saint-Laurent depuis que la Commission canadienne de la sûreté nucléaire a octroyé, le 4 février dernier, un permis à la compagnie ontarienne Bruce Power Inc. pour le transport, sur le fleuve Saint-Laurent, de seize générateurs à vapeur radioactive.
« En réponse à nos questions à l'Assemblée nationale cet après-midi, le ministre de l'Environnement s'est dit inquiet. Il a dit réfléchir. Il nous a même dit avoir envoyé des lettres. Mais son manque de leadership dans le dossier pourrait être dramatique et avoir des conséquences environnementales désastreuses », a affirmé la députée de Duplessis. « On a l'impression que M. Arcand ne prend pas la situation au sérieux. Une fois de plus, ce gouvernement n'écoute pas la population québécoise », a ajouté la députée.
En effet, plus d'une trentaine de municipalités québécoises, incluant les villes de Montréal et de Québec, s'opposent farouchement au transport de déchets radioactifs sur la voie maritime du Saint-Laurent et envoient un signal clair au gouvernement depuis des mois.
« Le ministre doit faire plus qu'envoyer une lettre à Ottawa », a affirmé le député de Marie-Victorin.
Lettre qui se faisait par ailleurs assez alarmiste et dont voici un extrait: ...d'opération sans précédent, à ma connaissance au pays, voire en Amérique du Nord qui soulève de vives préoccupations au sein du gouvernement du Québec, et en particulier au ministère de l'Environnement, vu les préoccupations qu'elle suscite au plan des risques environnementaux...
« Comment se fait-il qu'il ne se soit rien passé entre la lettre de septembre 2010 et aujourd'hui? Six longs mois pendant lesquels nous n'avons rien entendu de la part de M. Arcand. Pourquoi ce silence? Est-ce qu'il a informé le premier ministre de ses inquiétudes? Que fera le ministre sinon supplier le gouvernement fédéral pour qu'il adopte une autre solution que de mettre des déchets nucléaires sur un bateau et leur faire traverser le Québec de port en port? », a ajouté Bernard Drainville.
« Le ministre Arcand doit maintenant jouer son rôle d'élu québécois et se faire le porte-parole des citoyens qui refusent de voir leur fleuve risquer la catastrophe environnementale », a-t-il conclu.