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Communiqué - 7 février 2011

Tournée sénatoriale canadienne sur l'énergie : il n'est pas question que des non-élus canadiens viennent nous dire quoi faire pour l'avenir énergétique du Québec

Québec – « Nous avons toutes les compétences et l’expertise au Québec pour réfléchir sur notre avenir énergétique. On n’a pas besoin que des non-élus canadiens viennent nous dire quoi faire pour l’avenir énergétique du Québec ». C’est ce qu’a déclaré le député de Jonquière et porte‑parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, après avoir constaté qu’une tournée sénatoriale canadienne sur l’énergie débute aujourd’hui à Montréal et se poursuivra demain.

Le site Internet du Comité de l’énergie, de l’environnement et des ressources naturelles du Sénat canadien fait l’éloge d’une politique énergétique durable « coast to coast ». Le député Gaudreault s’inquiète de l’intrusion déguisée de l’État fédéral. « Que doit-on comprendre de cet exercice? Une volonté de tisser une politique énergétique pancanadienne? », se questionne le porte-parole du Parti Québécois.

« Le Québec et le Canada ont des idées fort différentes, voire divergentes, sur l’énergie. Le Québec est formidablement riche en énergies propres. Le Parti Québécois s'est résolument engagé à renforcer cette position en voulant réduire notre dépendance au pétrole et en proposant le premier un plan vers l'indépendance énergétique. Le gouvernement libéral semble maintenant enclin à nous suivre dans cette orientation. On est donc aux antipodes avec le fédéral », a fait observer Sylvain Gaudreault.

Le député est aussi choqué d’apprendre d’ailleurs que les sénateurs sont actuellement chez Hydro‑Québec. « Les élus de l’Assemblée nationale ont eu besoin de donner un ordre de la Chambre pour qu’Hydro-Québec fasse preuve de transparence et pendant ce temps, Hydro-Québec ouvre toutes grandes ses portes pour les sénateurs canadiens. C’est totalement inadmissible de la part de Thierry Vandal; c’est un autre grave manque de jugement de sa part », a dénoncé Sylvain Gaudreault.

Le gouvernement Charest doit se dissocier de cette initiative fédérale

La présence de cette tournée au Québec est inadmissible et interpelle directement le gouvernement Charest. « Le gouvernement libéral doit non seulement se dissocier de cette initiative, mais il doit aussi réaffirmer que le Québec n’a pas besoin de la réflexion sénatoriale pour décider des orientations québécoises. Ce comité sénatorial canadien n’a aucune légitimité. Il revient aux élus de l’Assemblée nationale du Québec de définir les priorités en matière énergétique, pas au Sénat canadien et souhaitons que Nathalie Normandeau et Pierre Moreau pensent la même chose », a conclu, de son côté, le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

 

Qu'est-ce que l'indépendance énergétique?

Les combustibles fossiles comptent pour 51 % de la consommation totale d'énergie au Québec, surtout en raison de l'automobile, du camionnage et du chauffage. En 2008, le Québec a importé pour plus de 18 milliards $ de pétrole brut et de mazout, ce qui représente plus de 20 % de la valeur de toutes les importations de l'année. La deuxième marchandise la plus importée au Québec a aussi un lien direct avec le pétrole. Les véhicules et pièces automobiles représentaient en 2008 plus de 1,4 milliard $ d'importations. Cela coûte cher à l’État québécois.

L'indépendance énergétique d’un pays, c'est sa capacité à développer lui-même les moyens nécessaires à la satisfaction de ses besoins en énergie. Il faut développer nos ressources naturelles, le savoir et la créativité. Nous devons ultimement viser l’autosuffisance!

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