Communiqué - 22 septembre 2010
Québec – Le Parti Québécois souhaite que les rencontres des partenaires de l’éducation, annoncées aujourd’hui par la ministre Line Beauchamp, servent réellement à trouver des solutions concrètes et qu’elles ne soient pas le lieu de décisions déjà prises.
Précisément pour la rencontre qui se tiendra sur le financement des universités, la députée de Taillon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’enseignement supérieur et de recherche, Marie Malavoy, juge que ce que la ministre Beauchamp annonce est bien en deçà de ce qui était attendu.
« Au terme des auditions sur le projet de loi sur la gouvernance des universités, les partenaires ont majoritairement réclamé un débat public. La ministre Beauchamp nous propose un simulacre de rencontre dont l’objectif est vague et le contenu imprécis. On peut certainement craindre d’être mis devant des décisions déjà prises», a vivement déploré Mme Malavoy.
Pour sa part, la députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Monique Richard, rappelle à la ministre de l’Éducation que les attentes sont très élevées en ce qui concerne la rencontre sur l’intégration des élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA).
« Après des années d’attente, le gouvernement libéral a fini par présenter un plan d’action pour l’intégration des EHDAA en 2008. Ce plan devait comporter des balises. On les attend encore! Maintenant, on nous annonce cette rencontre pour régler la question : il faut espérer que le gouvernement n’accouchera pas, encore une fois, d’une souris. L’enjeu est trop fondamental pour avoir été traité avec tant de légèreté jusqu’à présent », a soutenu Monique Richard.
« La ministre Beauchamp a une obligation de résultat pour que ces rencontres soient productives, visionnaires et ne se transforment pas en campagne de relations publiques, comme nous a tant habitués le gouvernement du Parti libéral », ont conclu les députées.