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Communiqué - 12 mai 2010

Réforme de la carte électorale : le Parti libéral veut servir ses intérêts avant ceux du Québec

Québec, le jeudi 13 mai 2010 – Le député de Chicoutimi, leader de l’opposition officielle et porte‑parole en matière de réforme des institutions démocratiques, Stéphane Bédard, dénonce la manipulation exercée par la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, et son collègue député de Gaspé, Georges Memelonet, qui, une fois de plus, utilisent la désinformation pour tenter de sauver la face concernant le projet de réforme de la carte électorale que le gouvernement libéral bloque depuis maintenant deux ans.

« Accuser mes collègues de Matapédia et de Matane de ne pas défendre les régions du Québec est une démonstration éloquente que le gouvernement est à court d’arguments. Pour masquer le fait que le Parti libéral veut servir ses intérêts avant ceux du Québec, Mme Normandeau imagine que le Parti Québécois veut faire mal aux régions. Or, c’est le Parti libéral du Québec qui, en imposant une réforme de la carte électorale, rejetée par tous les partis politiques de l’opposition présents à l’Assemblée nationale, veut nuire le plus aux régions du Québec », a déclaré Stéphane Bédard.

En effet, le projet libéral prévoit, dès la prochaine élection, l’ajout d’une dizaine de députés à l’Assemblée nationale en plus des 125 actuellement. Résultat : c’est le poids politique de la majorité des régions du Québec qui serait réduit. « Ce que cherche à faire les députés du Parti libéral du Québec, c’est de protéger Ieur circonscription plutôt que le poids des régions », a poursuivi le député de Chicoutimi. 
 

Le projet libéral : une dizaine de députés de plus pour réduire le poids des régions

« Personne au Québec ne réclame actuellement plus de députés à l’Assemblée nationale pour les représenter et surtout pas dans le contexte budgétaire actuel. Ce que les Québécois réclament, c’est une voix à l’Assemblée nationale, une voix dont le poids sera équivalent d’une région à l’autre », a fait savoir M. Bédard.

Advenant l’adoption du projet libéral, le poids politique sera profondément diminué pour une majorité de régions. Ainsi, plusieurs circonscriptions dont Sherbrooke (Jean Charest), Brôme‑Missisquoi (Pierre Paradis), Orford (Pierre Reid), Richmond (Yvon Vallières), Laviolette (Julie Boulet), Trois-Rivières (Danielle St-Amand), Maskinongé (Jean-Paul Diamond), Bellechasse (Dominique Vien), Lévis (Gilles Lehouillier), Mégantic-Compton (Johanne Gonthier), Dubuc (Serge Simard), Montmagny-l’Islet (Norbert Morin), Abitibi-Est (Pierre Corbeil), Rouyn-Noranda-Témiscamingue (Daniel Bernard), Arthabaska (Claude Bachand) et Frontenac (Laurent Lessard) verront leur poids politique diminuer. C’est sans compter toutes les circonscriptions de l’île de Montréal.

« Mme Normandeau fait dans la diversion mais devrait davantage être à l’écoute des Québécois qui ne réclament pas plus de députés à l’Assemblée nationale. Si au moins les députés libéraux s’exprimaient davantage pour faire fléchir le patron sur plein d’enjeux, ce qui n’est pas le cas malheureusement. La ministre Normandeau devrait relire attentivement le projet de loi de son gouvernement car visiblement, elle ne le comprend pas et ne réalise pas les torts qu’il causerait aux régions du Québec », a indiqué Stéphane Bédard.

« L’irresponsabilité du gouvernement Charest envers nos institutions est à un point tel qu’il tente maintenant d’imposer une réforme majeure du système électoral sans l’approbation de la population ni des autres partis politiques », a conclu le leader de l’opposition officielle. 


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Éric Gamache 
Attaché de presse 
Aile parlementaire du Parti Québécois 

 418 643-2743