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Communiqué - 21 juin 2010

Réforme de l'assurance stabilisation agricole : Jean Charest doit mettre au pas son ministre de l'Agriculture

« Les propos du ministre Claude Béchard, tenus hier relativement aux dépenses de la Financière agricole, préparent non seulement les producteurs agricoles au pire, mais sont un manque de respect flagrant envers eux », a affirmé la députée d’Iberville et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, Marie Bouillé.
 
Selon la députée, le gouvernement Charest, qui prétend que les agriculteurs se servent dans un « bar ouvert », doit immédiatement cesser de propager des faussetés sur les producteurs agricoles du Québec dans le but de leur faire avaler la dernière mesure de resserrement de l’assurance stabilisation des revenus agricoles qui est au coeur du litige. « Cette campagne de peur doit cesser », a affirmé la députée Bouillé. « L’ASRA est un programme d’assurance, les producteurs y paient une prime chaque année. C’est loin d’être un « bar ouvert » comme le ministre Béchard le soutient ».
 
La députée a rappelé que les producteurs agricoles se sont engagés à ne pas dépasser le plafond des dépenses imposé par la Financière agricole du Québec. «Est-ce que le gouvernement a encore fait une annonce spéculative tout en sachant pertinemment que les nouveaux critères, encore plus serrés, empêcheront les producteurs de pouvoir bénéficier de la totalité du montant annoncé? », s’est questionnée la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture. « On a vu les méthodes que le gouvernement Charest a employées pour la forêt, d’annoncer sans cesse des sommes faramineuses pour ne dépenser qu’une infime partie des montants. Est-ce que leur prochain terrain d’expérimentation de ces méthodes désastreuses sera l’agriculture? », s’est questionnée la députée d’Iberville.
 
« Récemment, les producteurs agricoles ont accepté toutes les mesures de resserrement à l’assurance stabilisation des revenus agricoles. Par contre, ils ont soutenu que la mesure concernant les coûts de production était inutile et dangereuse pour l’avenir de l’agriculture, surtout en régions où l’éloignement et le climat peuvent entraîner des coûts de production plus élevés », a ajouté la porte-parole. « Déjà, dans certaines régions du Québec comme l’Abitibi, les agriculteurs mettent leur machinerie en vente au bord de la rue pour obtenir des liquidités. C’est scandaleux! », a ajouté la députée.
 
« Si les producteurs s’engagent à respecter le plafond des compensations imposé à l’ASRA, nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement Charest s’entête à vouloir appliquer la mesure de resserrement rejetée par tous les producteurs », a conclu la députée.