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Communiqué - 16 septembre 2010

Raffinerie Shell : le mutisme de Nathalie Normandeau est inquiétant

Québec – La députée de Pointe-aux-Trembles, whip en chef de l’opposition officielle et porte-parole pour la Métropole, Nicole Léger, s’inquiète du mutisme libéral et particulièrement de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, quant à la survie des installations de la raffinerie Shell à Montréal.

« Peut-on faire confiance à la ministre Normandeau? Pourquoi cache-t-elle ses intentions? Ça fait huit mois que Shell a annoncé la fermeture de sa raffinerie de Montréal-Est et plus d’un mois que Shell a confirmé ne pas avoir l’intention de vendre ses installations. Depuis ce temps, le gouvernement libéral ne fait que se complaire dans l’inaction et n’a toujours pas posé d’action concrète pour empêcher le démantèlement d’une infrastructure vitale à la sécurité énergétique des Québécoises et des Québécois », a souligné Mme Léger.

La députée rappelle que le gouvernement libéral n’a toujours pas présenté un plan acceptable de transition de la pétrochimie à l’énergie propre et démontré la sécurité des approvisionnements en produits pétroliers, loin d’être acquise depuis la fermeture de la raffinerie. De plus, plusieurs questions ont été soulevées et sont toujours sans réponses du gouvernement quant à la décontamination du site, l’augmentation du transport maritime sur le fleuve et les risques de déversement.

Par ailleurs, depuis un mois, la députée de Pointe-aux-Trembles est sans réponse à sa demande pour un mandat d’initiative qui permettrait notamment d’entendre des experts, des citoyens et surtout les dirigeants de Shell en commission parlementaire. « Pourquoi les députés libéraux sont-ils incapables de décider eux-mêmes de l’opportunité d’une telle initiative? Attendent-ils, de collusion avec la ministre Normandeau, qu’il soit trop tard et que la raffinerie soit démantelée? », se questionne Mme Léger.

« Le temps presse et la ministre Normandeau tient tout le monde dans le noir. Elle a l’obligation de prendre position en faveur de la sécurité énergétique du Québec et d’empêcher une réduction de 25 % de la capacité de raffinage du Québec en refusant d’autoriser le démantèlement de la raffinerie tant qu’un plan de transition pour diminuer notre dépendance au pétrole ne sera pas en place », a conclu Nicole Léger.