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Communiqué - 21 octobre 2010

Raffinerie Shell : la fragilité des approvisionnement doit conduire la ministre Normandeau à refuser le démantèlement de la raffinerie de Montréal-Est

Québec – Le Parti Québécois somme la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, d’empêcher le démantèlement de la raffinerie Shell de Montréal-Est et que celle-ci soit placée dans un cocon actif.

« Les deux jours d’audiences ont clairement démontré que la fermeture de Shell place le Québec dans une situation où la sécurité des approvisionnements en produits pétroliers n’est plus assurée. C’est pourquoi la ministre n’a d’autre choix que d’agir rapidement pour forcer Shell à s’assurer que la raffinerie ne soit pas démantelée ni endommagée par le gel et l’hiver qui approchent », a déclaré la députée de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger.

Selon elle, il est clair que Shell n’a jamais vraiment eu l’intention de vendre sa raffinerie de Montréal-Est. « On se sent aujourd’hui floués, bernés, dévalisés, a-t-elle déclaré aux dirigeants de Shell venus témoigner. Je demeure convaincue qu’il y avait des acheteurs, mais pas aux conditions que vous vouliez vendre », leur a-t-elle dit.

« La ministre Nathalie Normandeau a le pouvoir et le devoir moral de forcer Shell à maintenir en état sa raffinerie de Montréal-Est. En la plaçant dans un état de cocon actif, les installations demeureront prêtes à être redémarrées lorsqu’elles seront vendues aux acheteurs qui n’attendent qu’un peu de bonne volonté de la part de Shell », a ajouté Mme Léger.

La sécurité des approvisionnements est menacée, quoi qu’en dise la ministre Normandeau

Cette décision est d’autant plus importante qu’elle affecte directement la sécurité des approvisionnements québécois en produits pétroliers. « La fermeture de la raffinerie Shell fait en sorte que le Québec ne produit plus assez de produits pétroliers pour suffire à ses propres besoins. Nous sommes donc vulnérables aux aléas des catastrophes naturelles et des fluctuations des prix internationaux. La fragilité des approvisionnements ne peut être prise à la légère comme le fait la ministre Normandeau », a conclu Sylvain Gaudreault.