Communiqué - 29 mai 2009
Québec, le vendredi 29 mai 2009 – Le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de services gouvernementaux, Sylvain Simard, demande l’intervention de la ministre des Services gouvernementaux et responsable de la Société immobilière du Québec (SIQ), Dominique Vien, afin que cesse l’acharnement de la SIQ à l’endroit de M. Denis Petitclerc, un fonctionnaire congédié injustement.
En novembre 2006, la SIQ avait congédié M. Petitclerc qui avait choisi de dénoncer les dangers potentiels de la présence d’amiante non encapsulé dans les édifices gouvernementaux. À l’époque, le ministre des Services gouvernementaux, Henri-François Gautrin, avait dit faire pleinement confiance à la SIQ. Récemment, le juge Michel Caron de la Cour supérieure a qualifié dans son jugement la sanction d’illégale, abusive et démesurée. Coup de théâtre : on apprend que la SIQ a décidé d’en appeler.
« L’acharnement dont font preuve la SIQ et le gouvernement libéral à l’endroit de M. Petitclerc est inexplicable. Cet homme a choisi de dénoncer une situation pour protéger la santé et la sécurité de milliers de personnes travaillant dans des édifices publics. En laissant à la SIQ le choix de contester la décision du juge Caron, le gouvernement libéral envoie donc le message qu’il préfère gaspiller des fonds publics en frais juridiques plutôt que de protéger les dénonciateurs publics », a dénoncé Sylvain Simard.
Il faut adopter une loi pour protéger les dénonciateurs du secteur public « La ministre Vien devrait mettre fin rapidement à cette situation déplorable, demander à la SIQ de revenir à la raison et d’accepter le verdict de sanction illégale, abusive et démesurée du juge Caron à l’endroit de M. Petitclerc », a demandé Sylvain Simard.
Le mois dernier, le député Simard a déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi 196 visant à protéger les dénonciateurs du secteur public québécois. « Il est temps de doter le Québec d’une loi qui responsabiliserait les personnes qui ont connaissance de gaspillage, de favoritisme, de dépenses frivoles ou excessives, de danger pour la sécurité des citoyens et des employés de l’État, sans risquer de perdre leur emploi. Je ne vois pas pourquoi le gouvernement libéral tarde à faire adopter une telle législation », a conclu Sylvain Simard.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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