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Communiqué - 1er février 2011

Plan de lutte contre les GES : le Canada nous fait encore honte

Québec – La députée de Vachon et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de développement durable, Martine Ouellet, et le député de Marie‑Victorin et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, dénoncent l’inertie du gouvernement Harper pour la question des changements climatiques.

« Le ministre Peter Kent, dans un récent discours prononcé à Toronto, nous lance de la poudre aux yeux afin de cacher l’absence de volonté politique du gouvernement Harper à l’égard de ses objectifs, pourtant largement insuffisants, de réduction des GES, a déclaré Martine Ouellet. Quand on cumule cette orientation avec sa première décision de ne pas présenter un plan global pour établir ses cibles de réduction des GES, le ministre fédéral de l’Environnement prend le parti du pétrole et des sables bitumineux. Pendant ce temps, à Québec, le ministre Pierre Arcand ne bouge pas, ne parle pas et fait l’autruche. D'ailleurs, il faut rappeler que le gouvernement de Jean Charest, malgré ses beaux discours, n'atteindra pas les objectifs de Kyoto », a poursuivi la députée.

Le gouvernement canadien nuit au Québec

Pour sa part, le député Bernard Drainville dénonce l'immobilisme du gouvernement canadien qui nuit au développement économique du Québec et à l'amélioration de l'environnement, alors qu'il pourrait assumer un leadership au niveau mondial. « Le ministre Kent tient un double langage. D’un côté, il reconnaît la gravité de la situation à l’égard des changements climatiques, de l’autre, il refuse de mettre en place un plan global de réduction des GES afin de s’attaquer aux véritables sources de pollution atmosphérique au Canada », a lancé Bernard Drainville. En effet, sans plan global de réduction des GES par rapport au niveau de 1990, les efforts des industries québécoises qui, elles, ont réduit leur production de GES de façon significative, ne seront pas reconnus.

« Le gouvernement Charest doit prendre ses distances du gouvernement fédéral. Il doit dénoncer haut et fort l’administration Harper qui n’a aucune volonté réelle de lutter contre les changements climatiques. La preuve est faite que le Québec ne peut plus se faire représenter par le Canada en matière de protection de l’environnement. C’est une véritable honte », a conclu Bernard Drainville.