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Communiqué - 6 janvier 2011

Mais où donc est le ministre Bolduc quand les urgences sont en crise?

Québec – « Le ministre de la Santé se vante constamment qu’il suit quotidiennement la situation dans les urgences du Québec. Il se permet même d’envoyer des courriels aux directions des hôpitaux quand il n’est pas satisfait de leur gestion. Or, nous vivons présentement une situation de crise aiguë et le ministre de la Santé est particulièrement muet. Mais où est donc le ministre Bolduc quand nous avons besoin de lui? », a déclaré la députée de Taschereau et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé, Agnès Maltais.

Encore ce matin, on constate des débordements majeurs dans plusieurs urgences des hôpitaux du Québec. À titre d’exemples, le taux d’occupation de la salle d’urgence à l’hôpital de Saint-Eustache est de 303 %, de 247 % à l'Hôpital Pierre-Le Gardeur, de 203 % à l’Hôpital Santa Cabrini et de 163 % à l’Hôtel-Dieu de Lévis. Cette crise touche plusieurs régions du Québec.

« La situation est difficile dans plusieurs hôpitaux de diverses régions du Québec. Le ministre de la Santé doit agir pour libérer des lits dans les hôpitaux. Il pourrait, entre autres, financer l’ouverture temporaire de lits de transition pour libérer des lits d’hospitalisation. Cela permettrait de désengorger davantage les salles d’urgence », a souligné Mme Maltais.

« Il y a une situation de crise dans les urgences du Québec. Les personnes malades attendent des heures, le personnel soignant est à bout de souffle. La situation ne peut plus durer. Je demande au ministre de la Santé de sortir de son mutisme et de poser des gestes concrets. C’est son travail et le gouvernement promet de régler le problème depuis près de huit ans. L’attente a assez duré », a conclu Mme Maltais.