Communiqué - 27 mars 2009
Québec, le vendredi 27 mars 2009 — Au terme d’une interpellation, à l’Assemblée nationale, portant sur les PPP dans le contexte de la crise financière et économique mondiale, le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, de fonction publique et de services gouvernementaux, Sylvain Simard, a déclaré que les PPP sont de véritables bâtons dans les roues pour les projets d’infrastructures et nuisent à la relance de l’économie du Québec.
« Tous les arguments invoqués par le gouvernement libéral pour implanter la formule PPP au Québec tombent un après l’autre : non seulement les échéanciers et les coûts de base ne sont plus respectés, il s’avère que le risque est désormais assumé par les contribuables. Les Québécois paieront plus cher et le gouvernement libéral nous dit : continuons, c’est bon », a déclaré Sylvain Simard.
Depuis l’implantation de la formule des PPP préconisée par le gouvernement libéral, tous les projets de plus de 40 M$ doivent désormais passer le filtre de l’Agence des PPP, retardant de plusieurs mois le lancement des travaux. « Quand les avocats et les ingénieurs doivent se prononcer sur la propriété et l’emplacement de chaque boulon, ce n’est sûrement pas une étape d’accélération ! Les seuls qui bénéficient des PPP actuellement, ce ne sont pas les Québécois mais les firmes conseils et les avocats, a dénoncé Sylvain Simard. Pourtant, en période de crise économique, il faut accélérer les investissements, pas mettre des bâtons dans les roues comme c’est le cas actuellement », a-t-il ajouté.
Le resserrement du crédit : un frein aux projets d’infrastructures en PPP Le député de Richelieu estime que la ministre Monique Jérôme-Forget induit la population en erreur quand elle affirme que les PPP sont toujours possibles malgré le contexte économique actuel. « Une entreprise qui emprunte sur les marchés financiers obtiendra toujours un taux plus élevé qu’un gouvernement. En temps de crise, c’est encore plus vrai. Les écarts des taux de financement ont des impacts majeurs sur la réussite d’un projet », a poursuivi M. Simard.
Le député se demande comment les compagnies pourront obtenir du financement en cours de projet, advenant des dépassements de coûts, des retards ou des grèves. « Qui voudra prêter à ces compagnies en refinancement ? Il ne s’agit pas d’une deuxième chance au crédit pour l’achat d’une voiture mais de la construction d’un centre hospitalier ! », s’est désolé Sylvain Simard.
Le CHUM en PPP sera-t-il l’héritage de Monique Jérôme-Forget, coûte que coûte ?
Le porte-parole de l’opposition officielle rappelle qu’en 2006, après la saga libérale sur l’emplacement du CHUM, la ministre Jérôme-Forget annonçait que la construction coûterait 1,1 G $. « Aujourd’hui, le projet atteint 1,7 G $ et dépassera désormais et inévitablement le cap des 2 G$ puisque le projet est maintenant prévu pour 2018. Qui plus est, le gouvernement libéral entend désormais assumer une bonne partie du risque financier et entend, de plus, débuter le paiement du loyer avant même que le propriétaire n’ait terminé les travaux ! », a souligné M. Simard.
« L’évidence est faite à travers le monde que la formule PPP n’est pas la panacée et, appliquée particulièrement à des centres hospitaliers, est aussi coûteuse qu’inefficace. Quand les inconvénients sont plus nombreux que les avantages, cela devrait faire réagir les décideurs. Partout dans le monde, les gouvernements l’ont compris. Partout, sauf au Québec. L’orgueil libéral a coûté suffisamment cher aux Québécois », a conclu Sylvain Simard.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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