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Communiqué - 30 mars 2011

Le Vérificateur général du Québec doit avoir un accès complet chez Hydro-Québec

Québec – « Le manque de transparence chronique de la part d’Hydro‑Québec doit cesser. C’est la raison pour laquelle j’ai déposé aujourd’hui un projet de loi afin de donner les pleins pouvoirs au Vérificateur général du Québec afin qu’il ait un accès complet dans les activités de notre société d’État ». C’est ce qu’a déclaré le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, qui a déposé le projet de loi 197 à l’Assemblée nationale, Loi modifiant la Loi sur le Vérificateur général afin de permettre la vérification intégrée d’Hydro‑Québec.

Le dépôt de ce projet de loi fait suite au souhait exprimé en décembre dernier par la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, qui a dévoilé plusieurs propositions afin de redonner confiance aux Québécois dans leurs institutions. Le Parti Québécois estime qu’il est temps d’étendre les pouvoirs du Vérificateur général chez Hydro-Québec.

« Dès 2007, au moment où le vérificateur général interne de la société d’État a été congédié dans l’affaire Meiya Power, le doute s’est installé. Depuis cette histoire nébuleuse, les faits se sont accumulés justifiant qu’on étende maintenant le mandat du Vérificateur général dans notre société d’État : la menace d’outrage au Parlement pour les contrats; le scandale des dons et commandites; les dépassements de coûts chroniques de 30 % pour les contrats de barrages; la sous-traitance de son mandat pour les programmes d’efficacité énergétique; les refus répétés d’une commission parlementaire sur la réfection de Gentilly-2. Voilà autant d’exemples où les Québécois ont raison de se poser des questions sur la gestion des hauts dirigeants d’Hydro-Québec », a indiqué M. Gaudreault. Le manque de transparence chronique est également dénoncé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec qui lui a accordé le « Prix noirceur » en 2009.

Spécifiquement, le projet de loi 197 stipule qu’il ne serait plus nécessaire que le conseil d’administration d’Hydro-Québec donne son consentement pour que le Vérificateur général puisse procéder à la vérification des livres et des comptes de la société d’État. Ce consentement nécessaire fait en sorte que le Vérificateur général n’a jamais pu mettre les pieds chez Hydro-Québec.

« Hydro-Québec appartient à tous les Québécois! Il est impératif qu’il y ait plus de transparence sur la gestion de notre plus importante société d’État. Le gouvernement ne peut pas maintenir le statu quo et il ne doit plus tolérer qu’Hydro-Québec se considère comme une société totalement indépendante de l’État. La comédie a assez duré », a conclu Sylvain Gaudreault.