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Communiqué - 20 novembre 2009

Le Québec à Copenhague : le discours vert de Jean Charest ne serait-il que du vent?

Québec, le vendredi 20 novembre 2009 – Le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, et la députée de Rosemont et porte-parole en matière de relations internationales et de Francophonie, Louise Beaudoin, reprochent au gouvernement libéral de Jean Charest son refus de se fixer des cibles ambitieuses de réduction de gaz à effet de serre, près de deux semaines avant l’ouverture de la conférence sur le climat à Copenhague.

« Il faut craindre que le discours vert de Jean Charest ne soit que des “paroles verbales”. Il est totalement incompréhensible qu’à deux semaines de la conférence de Copenhague, le gouvernement du Québec n’ait toujours pas fixé les cibles québécoises », a déclaré Scott McKay.
 

Le Parti Québécois veut des cibles ambitieuses

L’opposition officielle demande au gouvernement du Québec de se fixer des cibles ambitieuses, calquées sur celles identifiées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat qui souhaite une réduction de l’ordre de 25 à 40 % sous le niveau de 1990 pour 2020.

« Le gouvernement du Québec devrait faire sien cet objectif. Pourtant, il n’a même pas été envisagé dans les propositions de la ministre Beauchamp lors des consultations qui se sont déroulées le mois dernier. Ce n’est pas sérieux ! Pire, le gouvernement Charest se drape sous l’égide de la Western Climate Initiative et de ses partenaires pour justifier son manque d’ambition et de volonté », estime le député de L’Assomption. « Il est déplorable que le gouvernement libéral de Jean Charest refuse d’adopter des cibles ambitieuses, en ligne avec le consensus scientifique international, comme le réclament les groupes écologistes et le Conseil patronal de l’environnement », a-t-il poursuivi.

Pour sa part, la députée de Rosemont s’est interrogée sur la capacité réelle du gouvernement du Québec à prendre part aux négociations en cours et à défendre concrètement les intérêts des Québécois lors de la conférence de Copenhague. « Le gouvernement libéral n’a jamais fait la démonstration de ses capacités à influencer concrètement la communauté internationale en faveur d’une nouvelle entente contraignante et ambitieuse à Copenhague », a affirmé Louise Beaudoin.

« En fait, le premier ministre du Québec, qui se rendra à Copenhague en décembre prochain, n’aura d’autre choix que de faire de la diplomatie de corridor, sans grande influence, car c’est le Canada qui parlera au nom du gouvernement du Québec alors que nos choix environnementaux sont diamétralement opposés », a conclu Louise Beaudoin.


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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
418 643-2743