Communiqué - 28 juillet 2010
Québec – La députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, dénonce avec véhémence l’hypocrisie du gouvernement Charest qui est incapable de passer de la parole aux actes, après avoir promis de verser une aide financière pour maintenir et développer les activités psychosociales du Dr Gilles Julien, réputé pour avoir une approche efficace auprès des jeunes en difficulté 0-5 ans dans les milieux défavorisés.
« Le cynisme en politique atteint un autre sommet. Le gouvernement Charest se sert du modèle développé par le Dr Julien pour exprimer sa compassion et démontrer qu’il existe des méthodes avant-gardistes qui rapportent au point de vue social. Or, quand vient le temps de livrer la marchandise, il évoque toutes sortes de raisons pour fuir ses engagements. On appelle ça de l’hypocrisie », a dénoncé Carole Poirier.
Depuis plusieurs mois, des discussions sont en cours entre le gouvernement Charest et l’équipe du Dr Julien pour une aide financière oscillant le million de dollars. « Les promesses qu’a fait miroiter le gouvernement Charest pénalisent aujourd’hui les enfants. Ils en seront les victimes, encore une fois, si rien ne débloque », a poursuivi Mme Poirier.
La députée d’Hochelaga-Maisonneuve rappelle qu’en avril 2008, dans le cadre de son budget, le gouvernement Charest, par l’entremise de sa ministre des Finances d’alors, Monique Jérôme-Forget, soutenait être sensible à l’approche du Dr Julien et l’enjoignait d’ailleurs à s’impliquer auprès du Fonds pour le développement des jeunes enfants, en partenariat avec la famille Chagnon.
« Si le Dr Julien, sa fondation et son équipe sont suffisamment intéressants pour que le gouvernement leur demande de s’impliquer dans un fonds gouvernemental en partenariat avec la famille Chagnon, pourquoi ne méritent-ils pas, eux aussi, un soutien financier de la part du gouvernement du Québec? Il ne s’agit pas ici d’un traitement de faveur mais plutôt d’accompagner nos jeunes en difficulté à se sortir de la spirale de la misère », a conclu Carole Poirier.