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Communiqué - 15 octobre 2009

Le Parti Québécois réitère sa demande d'enquête publique dans le secteur de la construction

Québec, le jeudi 15 octobre 2009 – Inquiet des nouvelles révélations rapportées hier dans un reportage de Radio-Canada, le député de Chambly et porte-parole de l’opposition officielle en matière de sécurité publique, Bertrand St-Arnaud, réitère la demande formulée il y a quelques semaines par la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, afin que le gouvernement libéral de Jean Charest mette rapidement sur pied une commission d’enquête publique dans le secteur de la construction.

« Les allégations de collusion, malversation et corruption se multiplient depuis quelques semaines au point tel où on parle désormais d’un club sélect d’entrepreneurs qui se partageraient les contrats entre eux. C’est extrêmement grave. En pareille circonstance, le devoir du gouvernement, c’est de faire toute la lumière sur ces informations troublantes et de mettre sur pied rapidement une commission d’enquête publique dans le secteur de la construction », a indiqué Bertrand St-Arnaud.

Les contribuables québécois, qui financent à gros prix le renouvellement des infrastructures, ont le droit de savoir ce qui se passe dans le secteur de la construction. Ils ont le droit de réclamer d’en avoir pour leur argent. Or, actuellement, ils n’ont pas cette impression, quand les allégations soulevées parlent d’une collusion dont les coûts supplémentaires sont évalués entre 20 % et 35 %. « Il ne faudrait surtout pas attendre que tous les contrats pour le renouvellement des infrastructures soient octroyés pour la mettre enfin sur pied cette commission », a ajouté le député de Chambly.

Monsieur St-Arnaud réfute aussi la défense du gouvernement libéral qui évoque les enquêtes policières en cours pour refuser de mettre sur pied une telle commission. « Se réfugier derrière les enquêtes policières est un faux prétexte. D’autres situations similaires se sont déjà produites dont la plus connue est la Commission Gomery. Les policiers font leur travail sur les cas individuels rapportés, mais il faut aussi s’attaquer parallèlement à la racine du mal, à l’ensemble de la problématique afin de déterminer des règles pour l’avenir. Et ça, c’est le rôle d’une commission d’enquête », a-t-il poursuivi.

À cet effet, le porte-parole de l’opposition officielle tient à rappeler que le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, lui-même affirmait le 29 septembre dernier à l’Assemblée nationale qu’il faudrait "qu’on épure le système, si on a besoin d’épurer le système". « Pour le savoir, la commission d’enquête publique sur la construction s’impose », a conclu le député de Chambly.


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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
418 643-2743
 

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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