Communiqué - 3 novembre 2010
Québec – Le Parti Québécois réclame un plan d’action pour réduire enfin le temps d’attente dans les urgences du Québec. La députée de Taschereau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Agnès Maltais, entend forcer le ministre de la Santé, Yves Bolduc, à reconnaître l’échec de son gouvernement et à se mettre au travail pour que les patients puissent enfin voir la lumière au bout du couloir des urgences du Québec.
« Le ministre Bolduc est confronté au dur constat : son gouvernement a échoué et n’a pas livré la marchandise et ce sont les malades du Québec qui en paient le prix. Non seulement l’attente ne diminue pas dans les urgences, mais c’est plutôt le contraire que l’on observe. Il est temps que le ministre de la Santé s’attaque activement à ce problème qui s’envenime depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir », a déclaré Mme Maltais.
Dans le plan stratégique 2005-2010 du ministère de la Santé et des Services sociaux, le gouvernement libéral s’engageait à rencontrer la cible fixant à 12 heures et moins le temps de séjour moyen sur civière à l’urgence. Depuis, la situation s’est gravement détériorée. Aujourd’hui, la durée moyenne à l’urgence est de 17,6 heures.
Pire encore, le plan stratégique prévoyait que le gouvernement allait éliminer la médecine de corridor en atteignant zéro patient séjournant 48 heures et plus sur une civière à l’urgence. Or, 72 676 patients ont attendu 48 heures ou plus à l’urgence au 31 mars dernier, c’est 12 000 patients de plus qu’en 2002-2003.
« On est à des années-lumière de la promesse de Jean Charest d’éliminer l’attente une fois pour toutes. Les urgences débordent plus que jamais. Voilà pourquoi nous réclamons un plan d’action pour les urgences du Québec avec un objectif précis », a conclu Agnès Maltais.
Pour forcer le gouvernement libéral à se doter d’un tel plan d’action, le Parti Québécois présentera une motion à l’Assemblée nationale cet après-midi. Cette motion se lit ainsi :
« Que l’Assemblée nationale du Québec constate l’échec du gouvernement libéral à rencontrer la cible fixant à 12 heures et moins le temps de séjour moyen sur civière à l’urgence prévue dans le plan stratégique 2005-2010 du ministère de la Santé et des Services sociaux et qu’elle exige une réduction de 40 % du temps actuel de séjour moyen sur civière d’ici le 1er septembre 2011 ».