Communiqué - 30 septembre 2010
Québec – Le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Sylvain Gaudreault, est heureux que l’Assemblée nationale ait voté aujourd’hui une motion forçant Hydro-Québec à faire preuve de transparence et à dévoiler l’ensemble de ses contrats.
« Depuis plus de six mois, la haute direction d’Hydro-Québec cherche par tous les moyens à cacher les contrats qu’elle octroie pour la construction et l’entretien de ses gros barrages que financent les Québécois. Cet ordre du Parlement force Hydro‑Québec à faire preuve de la transparence que les Québécois réclament de leur société d’État. La haute direction d’Hydro-Québec ne pourra plus de défiler», a déclaré Sylvain Gaudreault.
En effet, depuis mars dernier, l’opposition officielle tente d’obtenir, sans succès, l’ensemble des contrats de la société d’État afin de connaître le coût réel de construction des gros chantiers. La haute direction d’Hydro‑Québec a multiplié les tentatives pour priver les parlementaires de ces informations pourtant fondamentales, allant même jusqu’à ne pas se conformer à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics. À cet égard, l’opposition officielle a réclamé une enquête formelle de la Commission d’accès à l’information en août dernier.
« Il y a deux semaines, Hydro-Québec mettait en ligne sur son site Internet quelques informations triées sur le volet, ne répondant pas du tout aux principes de transparence et d’imputabilité. Nous sommes heureux que le gouvernement Charest/Normandeau ait plié aujourd’hui, mais il est tout de même désolant de constater qu’il aura fallu un vote de l’Assemblée nationale pour obtenir des informations élémentaires », a poursuivi Sylvain Gaudreault.
Ainsi, selon la motion votée par les députés, Hydro-Québec devra dévoiler bientôt la valeur de tous les contrats octroyés, y compris les dépassements de coûts reconnus par Hydro-Québec, mais inconnus de la vice-première ministre.
« La semaine dernière à l’Assemblée nationale, la ministre Normandeau admettait ne pas savoir que le chantier Eastmain avait connu un dépassement de coûts de 1 milliard de dollars, passant de 4 à 5 milliards de dollars. C’était gênant et inadmissible. Hydro-Québec, ce n’est pas une entreprise commerciale comme les autres. Elle a des obligations envers ses actionnaires et apprendre que la ministre responsable de cette entreprise ne connaissait pas un tel dépassement de coûts fait preuve d’irresponsabilité. Il aura fallu que la ministre ait cette motion de l’Assemblée nationale pour se faire respecter par la haute direction d’Hydro-Québec. Faut le faire! », a conclu Sylvain Gaudreault.