Communiqué - 22 avril 2010
Québec, le jeudi 22 avril 2010 - Après avoir pris connaissance du projet présenté hier par la Ville de Montréal pour la reconstruction de l’échangeur Turcot, le député de Verchères et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, estime que le gouvernement du Québec a l’obligation de s’asseoir avec la Ville de Montréal pour analyser sérieusement ce projet qui s’inscrit dans une perspective de développement durable.
« À nos yeux, ce projet semble répondre aux nombreuses objections et recommandations formulées par les groupes, spécialistes et citoyens qui se sont exprimés lors des audiences du BAPE portant sur le projet initial du ministère des Transports. Pour la plupart, ces interventions réclamaient un projet d’infrastructure routière en milieu urbain digne du 21e siècle, novateur et respectueux de l’environnement et de la santé publique. Il est temps de se mettre au travail sur cette base et il faut saluer la Ville de Montréal pour avoir su présenter un projet porteur suscitant l’enthousiasme et une large adhésion », a déclaré Stéphane Bergeron.
Pour le Parti Québécois, le fait que ce projet permette d’éviter les expropriations, améliore la santé et la qualité de vie dans le quartier Sud-Ouest et contribue à réduire le bilan québécois d’émissions de gaz à effet de serre (GES), mérite que le gouvernement y accorde toute l’attention nécessaire. En ce sens, les ministres de la Santé, Yves Bolduc, et de l’Environnement, Line Beauchamp, sont interpellés.
« Le projet initial présenté par le MTQ propose d’augmenter le nombre de voitures en circulation, plutôt que de privilégier le transport collectif. L’effet sera direct et les GES augmenteront. Plutôt que d’investir dans un projet de santé publique, on crée les conditions idéales pour qu’il y ait plus de maladies avec plus de smog, d’asthme, de bronchites. Rapidement, le ministre Bolduc doit réaliser cet état de fait, se saisir de l’avis de la Santé publique avant qu’il ne soit trop tard », a ajouté le député de Marie-Victorin et porte-parole en matière de santé, Bernard Drainville.
« Ce dont on parle ici n’est pas simplement un projet de transport, il s’agit d’un ouvrage stratégique et névralgique qui aura des répercussions sur la qualité de l’air, l’environnement, la santé des milliers de Montréalais. On ne peut pas espérer devenir un leader de l’économie verte en continuant à perpétuer une vision dépassée. Avec le projet actuel du gouvernement libéral, on se marginalise ; partout dans le monde, plus personne ne fait plus ce genre d’erreur », estime de son côté le député de L’Assomption et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay.
La ministre Boulet doit cesser de travailler seule dans son coin
Déjà, ce projet reçoit des appuis importants : la Santé publique, les ingénieurs, le Conseil régional de l’environnement de Montréal. « Encore mieux, compte tenu de la dynamique politique à Montréal, il est rassurant de constater que tous les élus de Montréal y sont favorables. Le gouvernement du Québec ne peut donc fermer les yeux sur ce projet et le rejeter du revers de la main. Il doit s’asseoir avec la Ville de Montréal. Il était renversant d’entendre le maire de Montréal hier affirmer être incapable de discuter depuis des mois avec la ministre des Transports qui travaille seule dans son coin, y compris pour le projet de la rue Notre-Dame qui stagne depuis des années », a poursuivi le député de Verchères.
« Le gouvernement Charest affirme qu’il est minuit moins cinq. Pourquoi est-il demeuré sourd aux attentes du milieu depuis des mois ? Il doit saisir l’occasion que lui offre la Ville de Montréal. Il doit présenter une vision d’avenir dans ses projets autoroutiers d’une telle envergure et cesser de proposer à la population des projets passéistes. C’est un devoir qui lui incombe pour les générations futures. L’investissement est important, cette infrastructure modulera le visage de Montréal pour les prochaines générations. Raison de plus pour ne pas faire n’importe quoi », a conclu Stéphane Bergeron.
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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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