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Communiqué - 22 avril 2010

Le gouvernement Charest avoue son impuissance et maintient le bar ouvert

Québec, le jeudi 22 avril 2010 — Le député de Richelieu et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Conseil du trésor, Sylvain Simard, reproche au gouvernement libéral de Jean Charest son incapacité à mettre au pas les sociétés d’État.

« Tous les députés libéraux ont refusé de sanctionner les hauts dirigeants de sociétés d’État qui se sont octroyés de scandaleux et généreux bonis et primes depuis 2009. Le gouvernement libéral prétend que le dernier budget prévoit tout mais c’est faux : il n’entend pas sévir formellement et suggère plutôt qu’une lettre soit envoyée aux conseils d’administration pour leur dire d’y aller doucement. C’est ridicule », a indiqué Sylvain Simard.

Le député de Richelieu remarque que le gouvernement libéral, encore une fois, joue sur les mots. « C’est une chose que de promettre de limiter les bonis, dans une loi à venir, éventuellement, bientôt ! Or, le projet du gouvernement Charest ne vise pas précisément les sociétés d’État. Le scandale des bonis se poursuivra », a déclaré M. Simard.

En effet, la majorité libérale a rejeté aujourd’hui la motion présentée par le Parti Québécois. Cette motion se lisait ainsi :

Que l’Assemblée nationale du Québec condamne le maintien des politiques de versements des bonis des hauts dirigeants des entreprises et des sociétés d’État et qu’elle exige l’interdiction de versements de ces bonis ou primes à compter du 1er avril 2009.

« Cette notion de rétroactivité était intentionnelle. D’abord, elle s’inspire de ce que certains dirigeants ont fait, notamment en Grande-Bretagne, mais aussi parce que nous voulions que le gouvernement soit conséquent avec ses affirmations dans le passé. Or, encore une fois, le gouvernement Charest fait la démonstration qu’il parle beaucoup mais n’agit pas », a indiqué Sylvain Simard. En effet, en février 2009, en pleine crise économique, le premier ministre du Québec soutenait que tout le monde devait faire sa part et se serrer la ceinture et que la distribution de bonis serait interrompue.

« En même temps, il ne faut pas trop se surprendre que le gouvernement Charest refuse de serrer la vis aux dirigeants des sociétés d’État. Après tout, l’exemple vient de haut quand on sait que le premier ministre reçoit, lui, un boni d’au moins 75 000 $ dont les trois quarts proviennent de la poche des contribuables », a conclu Sylvain Simard.

L’opposition officielle entend suivre de près les intentions d’Investissement Québec afin de vérifier si le président, Jacques Daoust, sera récompensé pour le fiasco des FIER que le Parti Québécois a révélé l’an dernier.