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Communiqué - 8 avril 2011

Laïcité et égalité entre les femmes et les hommes : le vide libéral

Québec – Le 28 mars dernier, le Conseil du statut de la femme a émis un avis sur la laïcité intitulé Affirmer la laïcité, un pas de plus vers l'égalité réelle entre les femmes et les hommes. Depuis la parution de cet avis, c’est le silence radio de la part du gouvernement libéral. La députée de Rosemont et porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité et de condition féminine, Louise Beaudoin, a interpellé ce matin la ministre Kathleen Weil afin de tenter d’obtenir des réponses.

« Il est consternant de constater le vide profond de ce gouvernement sur la question de la laïcité et de l’égalité entre les femmes et les hommes. On a vraiment touché le fond ce matin en écoutant la ministre Weil », a affirmé la députée de Rosemont.

Le Conseil du statut de la femme a fait plusieurs recommandations au gouvernement, notamment de rejeter le multiculturalisme et la laïcité ouverte, qui fragmentent l’identité commune, l’appartenance à une nation et qui mettent l’emphase sur les différences entre les personnes plutôt que sur les ressemblances.

« Depuis la parution de l’avis, nous avons passé près d’une vingtaine d’heures en commission parlementaire pour l’étude détaillée du projet de loi 94 avec la ministre Weil. Malgré nos questions répétées, il est impossible d’obtenir le moindre début de réponse, de voir la moindre lueur d’ouverture de la part de la ministre », a continué Louise Beaudoin.

« Les Québécois sont certainement déçus de l’attitude gouvernementale dans ce dossier. Nous avions bon espoir qu’en tenant une interpellation sur le sujet, la ministre ferait enfin preuve d’un peu de bonne volonté. Il s’est avéré que non », a déploré la porte-parole de l’opposition en matière de laïcité et de condition féminine.

« Avant la parution de l’avis du Conseil du statut de la femme, la ministre ne faisait que répéter le choix du gouvernement sur la laïcité ouverte comme étant la meilleure avenue à emprunter. Depuis la parution de l’avis, c’est le néant. C’est affligeant », a conclu Louise Beaudoin.