Communiqué - 1er décembre 2010
Québec, le mercredi 1er décembre 2010 – Le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Yves-François Blanchet, est sorti stupéfait de la période de questions ce matin : « La ministre St-Pierre m’a demandé de collaborer avec elle en vue de préparer des amendements au projet de loi C-32 afin que celui-ci ne soit plus fatal à la culture et aux créateurs québécois. Nous ignorions que les députés de l’Assemblée nationale du Québec pouvaient amender les projets de loi fédéraux », a-t-il ironisé.
« Dois-je donc comprendre que la ministre a l'intention de faire plus cette fois que de simplement mettre une lettre à la poste? Dois-je comprendre qu’elle a cette fois-ci l’intention d’aller défendre les intérêts du Québec à Ottawa et qu'elle m'invite à aller comparaître avec elle devant le comité parlementaire chargé d'étudier ce projet de loi? Si c’est le cas, j’accepte avec empressement », a ajouté le député de Drummond.
Rappelons qu'une centaine d'artistes québécois, dont Ariane Moffatt, Marie-Denise Pelletier, Robert Charlebois, Luc Plamondon, Pierre Lapointe, Mes Aïeux et Les Cowboys fringants, ont manifesté hier à Ottawa pour dénoncer le projet de loi C-32, projet de loi qui priverait les artistes et créateurs de revenus de plus de 70 millions de dollars.
Fait à rappeler, le 23 novembre dernier, à l’initiative du député de Drummond, l'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité cette motion :
« Que l’Assemblée nationale reconnaisse le rôle crucial des créateurs de contenus et l’importance de la propriété intellectuelle dans le modèle économique des arts et de la culture québécois. Qu'elle fasse sienne les préoccupations du milieu des arts, en particulier de la musique et de l’édition littéraire, et demande au gouvernement fédéral de modifier autant qu’il le faudra l’actuel projet de loi C-32 sur le droit d’auteur afin d’assurer aux créateurs québécois une pleine reconnaissance de leurs droits, une protection adéquate contre la copie illégale de leurs œuvres, l’application du principe de la copie privée, et un revenu conséquent à la valeur de leur propriété intellectuelle. »
« En laissant les fournisseurs d'accès à Internet libres d'obligations financières pour le contenu qu'ils font entrer dans les foyers, en imposant aux créateurs la charge de se protéger eux-mêmes contre les pirates, en n'étendant pas le régime de copie privée aux nouveaux supports de contenu culturel, le gouvernement canadien envoie aux créateurs québécois le message que leur travail ne vaut rien. L'Assemblée nationale a pourtant exprimé une position claire contre le projet de loi C-32, mais la motion n'a pas été entendue à Ottawa. Si la ministre St-Pierre est sincère, ma collaboration lui est acquise, mais il faut qu’elle comprenne qu’il y a urgence d’agir! », a conclu le député de Drummond.