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Communiqué - 6 avril 2009

La ministre Courchesne refuse de reconnaître que le décrochage scolaire est une drame pour le Québec

Québec, le lundi 6 avril 2009 – Le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Pierre Curzi, est très inquiet du discours du gouvernement libéral relativement à la lutte au décrochage scolaire.

« Il y a consensus partout au Québec pour faire du décrochage scolaire l’urgence nationale, sauf au gouvernement. Il aura fallu qu’un groupe de citoyens mené par Jacques Ménard prenne l’initiative pour que la ministre de l’Éducation réalise qu’elle et son gouvernement sont en retard. En 2003, on nous promettait de faire baisser le taux de décrochage scolaire ; comme ce taux a augmenté en six ans, aujourd’hui, on renvoie le problème aux parents et on préfère parler de persévérance scolaire et de taux de diplomation, fait remarquer Pierre Curzi. La ministre Michelle Courchesne a même refusé d’admettre à l’Assemblée nationale aujourd’hui que le phénomène du décrochage scolaire est un drame pour le Québec », a-t-il ajouté.

Le député de Borduas s’inquiète du fait que le gouvernement libéral refuse de se fixer des objectifs clairs en terme de réduction du taux de décrochage scolaire. « Le premier ministre Jean Charest, inspiré par Sun Tzu, semble avoir donné la consigne à tous ses ministres : celui qui ne se fixe pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre. C’est très préoccupant », a poursuivi M. Curzi.

Il rappelle que malgré l’urgence d’agir, le gouvernement n’a prévu aucune somme additionnelle dans le dernier discours sur le budget présenté il y a à peine quelques semaines. « On comprend mieux pourquoi aujourd’hui : même si le rapport Ménard disait qu’il fallait y consacrer un effort financier important, la ministre des Finances affirmait en commission parlementaire la semaine dernière que ce n’était pas si grave qu’un jeune ne termine pas son secondaire en cinq ans, d’abord qu’il raccroche un jour. Avec un tel discours, comment le gouvernement peut-il être crédible quand il dit que le décrochage scolaire le préoccupe ? », se demande Pierre Curzi.

Commission parlementaire

Le Parti Québécois espère désormais que les témoignages que livreront les experts, les parents et les enseignants lors de la commission parlementaire sur le décrochage scolaire seront suffisamment nombreux pour que le gouvernement libéral décide enfin de faire de cet enjeu un vaste chantier national. « Le taux de décrochage atteint des sommets inégalés dans certaines régions du Québec avec des taux de 40 %. Pourtant, dans d’autres régions, certains intervenants ont pris le taureau par les cornes avec des succès absolument fascinants. Nous ne devons ménager aucun effort pour assurer la réussite de tous. C’est l’avenir du Québec qui en dépend. Nous avons une responsabilité collective », a conclu Pierre Curzi.

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Éric Gamache
Attaché de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
418 643-2743