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Communiqué - 20 avril 2009

Grève à l'UQÀM : le CNJPQ joint sa voix aux grévistes et dénonce une loi spéciale imminente

Montréal, le 20 avril 2009 – Le Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ) a joint sa voix aux quelque 15 000 étudiants et 980 professeurs en grève à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et a dénoncé le projet de loi spéciale qui les forcerait à mettre fin à leur mobilisation. Le CNJPQ croit que les revendications des professeurs de l’UQÀM sont légitimes, voire fondamentales, pour le maintien et le développement de l’éducation postsecondaire au Québec.

En effet, la présidente du CNJPQ, Isabelle Fontaine, a affirmé que « le gouvernement doit s’assurer que l’UQÀM puisse avoir un ratio plus bas d’élèves par professeur et qu’elle ait les moyens d’attirer encore plus de bons professeurs. On ne rend pas un établissement plus compétitif avec des conditions de travail et des salaires en deçà de la moyenne québécoise ! » Il est important de rappeler que les professeurs de l’UQÀM gagnent en moyenne 10 % de moins que leurs collègues des autres universités québécoises alors que leurs classes comptent environ six étudiants de plus que celles des autres universités (rapport Aon).

Isabelle Fontaine et les jeunes péquistes ont également tenu à condamner la possibilité d’une loi spéciale qui forcerait les professeurs à regagner leurs classes bondées. Le CNJPQ considère que ceuxci devront au préalable avoir obtenu la signature d’un nouveau contrat de travail qui donnerait aux étudiants québécois une éducation de qualité. « Le gouvernement a la pleine capacité de régler ce conflit, l’investissement nécessaire étant infime vis-à-vis les retombées engendrées par un corps professoral renouvelé et rémunéré à sa juste valeur. Une loi spéciale est illégitime considérant l’appui massif des étudiants de l’UQÀM eux-mêmes, qui sont loin d’être pris en otage », a plaidé la présidente du CNJPQ.

Le sous-financement universitaire est chronique au Québec et un montant minimal de 400 millions de dollars doit être réinvesti le plus rapidement possible. Dans le cas de l’UQÀM, une fois cet investissement réalisé, elle pourrait diminuer la part de son budget local d’opération pour le fonctionnement qui supporte actuellement le fonds d’immobilisations et ainsi se dédier à sa mission première de formation.

Finalement, il est difficile de ne pas souligner le manque de participation du gouvernement fédéral. « Les libéraux ont manqué à leur devoir en ne réclamant pas les sommes dues pour les transferts en éducation, en plus des autres sommes de transferts fédéraux. Les étudiants ne doivent pas payer la note de l’incompétence des libéraux et du dogmatisme d’Ottawa », a conclu Isabelle Fontaine.

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Gabrielle Lemieux
Vice-présidente aux communications
Comité national des jeunes du Parti Québécois (CNJPQ)
514 808-6071