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Communiqué - 26 novembre 2010

Finances publiques québécoises : le ministre Bachand perd la face

Québec – Le député de Rousseau et porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances a fait ce matin la démonstration que seulement quelques mois après la présentation du budget, le gouvernement libéral a officiellement diminué sa part de l'effort pour revenir à l'équilibre budgétaire et a augmenté la part des contribuables.

« Le gouvernement avait promis de faire 62 % de l'effort, mais seulement huit mois après le budget, il ne s'engage plus qu'à faire 54 % de l'effort en refilant aux citoyens une facture additionnelle de 1,1 milliard de dollars et aux entreprises une nouvelle facture de 300 millions de dollars », a affirmé le député.

Jean Charest est le premier ministre qui aura le plus endetté les Québécois de toute l'histoire du Québec

Aujourd'hui, le ministre des Finances a renouvelé sa promesse de verser 4 milliards de dollars au Fonds des générations d'ici 2013-2014, mais a omis de mentionner qu'au cours de la même période son gouvernement ajoutera plus de 50 milliards de dollars à la dette.

« Le ministre des Finances met plus de 50 milliards de dollars sur la carte de crédit des Québécois, mais tente de le faire oublier en versant 4 milliards dans leur compte d'épargne. C'est une piètre diversion qui ne changera rien au fait que le gouvernement actuel aura fait augmenter la dette plus que tous les autres auparavant », a souligné M. Marceau.

Il n'y a pas que l'opposition qui ne croit pas aux promesses libérales, le Conference Board non plus

Tout comme la population et l'opposition, le Conference Board du Canada ne croit pas aux promesses de contrôle des dépenses du gouvernement libéral et prévoit plutôt des déficits croissants et une explosion de la dette publique si rien n'est fait.

« Le ministre des Finances prétend que la méthodologie employée par le Conference Board n'est pas adéquate, mais il ne semble pas savoir que cette méthodologie a été développée conjointement avec son propre ministère qui a payé le Conference Board pour le faire et qui affiche d'ailleurs toujours les versions antérieures de l'étude sur son site Internet », a conclu le député de Rousseau, étonné de cette situation saugrenue.