Communiqué - 2 février 2011
Québec – Le Parti Québécois s’inquiète de la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui veut obliger les petits fournisseurs d’accès Internet à facturer leurs clients à l’utilisation et à mettre fin aux forfaits illimités.
« Cette décision va à contre-courant de la libéralisation des marchés observée en Europe et ailleurs dans le monde. C’est un non-sens qui pénalise les citoyens, fragilise et freine le développement des petites et moyennes entreprises (PME) du Québec. L’enjeu est de taille et dès maintenant, le gouvernement Charest doit entamer la bataille pour forcer le CRTC et le gouvernement Harper à renoncer à cette idée aussi ridicule que coûteuse pour des milliers de Québécois, a déclaré le député de Labelle et porte‑parole de l’opposition officielle pour les petites et moyennes entreprises, Sylvain Pagé. Les politiques du CRTC ont déjà amené les Québécois à payer des prix exorbitants pour leurs services de téléphonie cellulaire et d'accès Internet, voilà qu'il en rajoute. Ça suffit! », a-t-il ajouté.
Pour le député de Drummond et porte-parole de l’opposition officielle en matière de culture et de communications, Yves-François Blanchet, cette décision prouve une fois de plus que les Québécois seraient mieux servis par une réglementation québécoise du secteur des télécommunications.
« Depuis deux ans et demi, Jean Charest et Christine St-Pierre prétendent négocier le rapatriement de tous les pouvoirs en matière de culture et de communications. Rien n’aboutit, surtout depuis que Stephen Harper a refusé. Maintenant, une nouvelle décision du CRTC affaiblit le Québec et nuit à l’implantation d’un modèle d’affaires numérique basé sur le téléchargement légal de contenus culturels. Il est temps que Christine St-Pierre nous dise ce qu’elle entend faire pour contrer cette décision et obtenir le rapatriement de tous les pouvoirs », a conclu Yves-François Blanchet.