Skip to Navigation

Communiqué - 8 septembre 2010

Écoles passerelles : le Parti Québécois réclame le retrait du projet de loi qui rend possible l'achat d'un droit à l'école anglaise

Québec – À l’ouverture de la consultation générale du projet de loi 103 présenté par le gouvernement libéral de Jean Charest en juin et qui rend possible l’achat d’un droit à l’école anglaise, le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi, a réclamé de la ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, qu’elle recule et retire le projet de loi.

« Nous avons à étudier un projet de loi bancal, un projet de loi qui permet à quiconque la possibilité de s’acheter un droit. Dans quelle société le gouvernement libéral veut-il entraîner les Québécois en ouvrant la porte à la possibilité de se monnayer un droit? Le gouvernement libéral veut créer deux classes de citoyens, ceux qui ont de l’argent et ceux qui n’en ont pas. Au Parti Québécois, il ne saurait être question d’accepter un tel fait et sur ce point, nous sommes heureux de constater que la vaste majorité des intervenants nous appuie », a déclaré Pierre Curzi.

Le député de Borduas accuse la ministre St-Pierre d’avoir présenté un projet de loi afin de satisfaire la base électorale acquise au Parti libéral du Québec. « Ce n’est pas l’intérêt du Québec que la ministre St‑Pierre et le gouvernement libéral cherchent à défendre et à protéger, mais plutôt les intérêts partisans du Parti libéral du Québec. Personne n’est dupe », a-t-il poursuivi.

M. Curzi s’est dit très inquiet du projet de règlement qui compléterait la loi, si le projet de loi était adopté. « D’une complexité extrême, ce règlement laisserait beaucoup trop de place à l’arbitraire et à la subjectivité, ayant pour conséquence directe des contestations judiciaires à n’en plus finir », a ajouté le député.

L’épouvantail de Christine St-Pierre

Le Parti Québécois rejette catégoriquement l’argument de la ministre St-Pierre qui soutient que recourir à la clause dérogatoire pourrait nuire à la réputation du Québec à l’étranger.

« Actuellement, ce qui ternit l’image du Québec sur la scène internationale, ce sont les odeurs de corruption et de malversation qui planent au-dessus du Québec et que le premier ministre Jean Charest ne veut pas dissiper. Le reste, c’est de la frime, un épouvantail que brandit la ministre St-Pierre parce que tout simplement, elle n’a pas le courage de défendre adéquatement le fait français au Québec », a martelé Pierre Curzi.

Une proposition du Parti Québécois pour le bénéfice du Québec

« Ce n’est pas au diktat fédéral, mais bien à la nation québécoise que revient le droit de défendre sa langue et de prendre toutes les mesures adéquates. En ce sens, nous enjoignons la ministre St-Pierre de retirer le projet de loi 103 et de simplement appliquer la loi 101 aux écoles privées non subventionnées en modifiant l’article 73 de la Charte de la langue française. C’est le seul geste à poser dans les circonstances », a conclu le député de Borduas, Pierre Curzi.