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Communiqué - 2 février 2011

Développement des régions : « Fini, le mur à mur », annonce Pauline Marois

Québec – « Mes collègues et moi avons rencontré des dizaines d’intervenants dans plusieurs régions du Québec depuis l’été dernier et le constat général est que désormais nous ne pouvons plus appliquer des solutions uniformément à travers le Québec pour régler des problèmes locaux ou régionaux. Sous un gouvernement du Parti Québécois, c’est fini le mur à mur ». C’est en ces termes que la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a présenté les grandes lignes du rapport Un gouvernement partenaire des régions produit par le Groupe de consultation du Parti Québécois sur le développement des régions. À cette occasion, Pauline Marois était accompagnée des députés André Villeneuve (Berthier), Noëlla Champagne (Champlain), Marjolain Dufour (René-Lévesque), Luc Ferland (Ungava) et Denis Trottier (Roberval).

« Après cette tournée consacrée au développement économique, il apparaît clairement que les régions du Québec sont mûres pour un changement. Le gouvernement libéral est essoufflé, sans vision. Bref, Jean Charest et les libéraux ont complètement perdu le contact et sont déconnectés des régions », a poursuivi Mme Marois.

« Nous devons revoir l’aide du gouvernement en matière de développement régional et offrir beaucoup plus de flexibilité afin de tenir compte des spécificités et des réalités des régions. Les institutions collégiales et universitaires ainsi que des centres de recherche seront au cœur de notre stratégie afin de renforcer l’enseignement, la recherche et l’innovation en région », a indiqué André Villeneuve, porte-parole en matière de développement régional. À cet égard, un accès à l’Internet haute vitesse est primordial pour un développement économique basé sur l’innovation et un gouvernement du Parti Québécois en fera un engagement électoral », a-t-il ajouté.

« Afin d’avoir des régions et des entreprises branchées sur les grands centres, le transport aérien doit être disponible et accessible. À cet effet, nous devrons développer une politique aérienne viable pour toutes les régions et qui profitera également aux entreprises de même qu’au secteur touristique. De plus, nous croyons qu’une vraie politique de transport aérien permettrait de maintenir et d’attirer les jeunes dans nos régions », a déclaré le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour.

« Le Parti Québécois considère que l’industrie forestière représente un formidable potentiel pour devenir un levier majeur de la relance économique de plusieurs régions et l’utilisation du bois dans la construction pourrait être davantage promue par le gouvernement », a ajouté Denis Trottier, député de Roberval.

« La fin du mur à mur prend tout son sens dans le secteur agricole, notamment dans la région du Témiscamingue qui vit une véritable crise. Les programmes d’aide trop complexes, la loi sur la protection du territoire agricole mal adaptée à la réalité des régions rurales et le manque de relève agricole sont des enjeux auxquels un gouvernement du Parti Québécois consacrera beaucoup d’énergie », a déclaré André Villeneuve.

Pour le député d’Ungava, Luc Ferland, « le développement nordique doit se faire à partir d’un plan cohérent qui inclut les Premières Nations et qui sera fondé sur le développement durable en tenant compte des préoccupations sociales et communautaires afin de répondre aux besoins criants des populations nordiques ».

« Enfin, un gouvernement du Parti Québécois définira une politique relative aux énergies émergentes (éolien, solaire, hydrogène, biomasse et méthanisation) afin de favoriser le développement d’une véritable industrie des énergies vertes. Une telle politique profitera évidemment à une région comme la Mauricie ainsi qu’à plusieurs autres régions du Québec », a affirmé Noëlla Champagne, députée de Champlain.

« Au début des années 2000, nous avions mis en place le programme ACCORD qui permet l’identification des forces vives et des secteurs porteurs pour chacune des régions. Ce programme sera remis de l’avant et, pour assurer un leadership fort et démocratique, nous élargirons le rôle central des MRC. Le Parti Québécois est le parti des régions. Il l’a prouvé dans le passé et je compte bien m’assurer que, sous un gouvernement du Parti Québécois, les régions auront les moyens de leurs ambitions et cela passe par une politique de redevances qui visera un partage plus équitable de la valeur créée par l’exploitation des ressources naturelles », a conclu Pauline Marois.

 

Consultez le rapport Un gouvernement partenaire des régions produit par le Groupe de consultation et visionnez la conférence de presse qui a été webdiffusée.